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[Séminaire en ligne de l'EAI] COVID-19 et le Nouvel Ordre Mondial Série 6. Coopération régionale Corée-États-Unis : présent et futur : Comment aborder le Quad ?

Catégorie
Multimédia
Publié le
7 mai 2021
Projets associés
La concurrence sino-américaine et la stratégie coréenne

Lien YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=KG8KnCe5QfY

L'Institut d'études de l'Asie de l'Est (EAI) a organisé la sixième session de sa série de séminaires en ligne « COVID-19 et le Nouvel Ordre Mondial », intitulée « Coopération régionale Corée-États-Unis : présent et futur : Comment aborder le Quad ? ». En raison de son image forte de « couverture contre la Chine » (China hedging), de nombreux pays adoptent une attitude prudente quant à leur participation au Quad, et de nombreux conflits surviennent au sein même du Quad. Pour encourager la participation d'un plus grand nombre de pays, les membres du Quad doivent renforcer leur coopération sur des questions autres que la sécurité et des enjeux de sécurité non traditionnels. Ce séminaire a permis une discussion approfondie sur les défis du Quad, la perspective du Quad du point de vue de la Corée et des États-Unis, et l'orientation politique de la Corée pour maintenir des relations amicales avec les deux pays, la Chine et les États-Unis.

  • Date : Jeudi 6 mai 2021, 9h00-10h00 (KST)
  • Intervenants : Evan Feigenbaum (Vice-président, Carnegie Endowment for International Peace), Wee Sung-rak (Ancien Ambassadeur de Corée en Russie), Park Jae-jeok (Professeur, Université Hankuk des Études Étrangères)
  • Modérateur : Ma Sang-yoon (Professeur, Université Catholique de Corée)
  • Discours d'ouverture : Son Yeol (Directeur, EAI ; Professeur, Université Yonsei)

Résumé :

Implications du Quad (Quad Plus) et orientation politique de la Corée

I. La durabilité du Quad

Conceptualisation du « rôle » et de la « fonction » du Quad

  • Au cours des vingt dernières années, les mécanismes de coopération multilatérale ou les forums régionaux en Asie ont servi de mécanismes pour résoudre les problèmes majeurs de la région. Evan A. Feigenbaum, vice-président du Carnegie Endowment for International Peace, a souligné que le discours politique en Asie révèle que la « forme » a excessivement conduit la « fonction » à travers les problèmes urgents et les lacunes de la région, ainsi que l'architecture des relations d'alliance économique existantes, expliquant ainsi l'inefficacité de ces mécanismes. Par exemple, le Partenariat économique global régional (RCEP) et le Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) n'incluent pas l'Inde et les États-Unis, ce qui démontre clairement l'affirmation selon laquelle « la forme guide la fonction » dans la politique asiatique.
  • Le Quad, un réseau de sécurité à petite échelle couvrant l'Asie, se formalise progressivement par la tenue de réunions et la discussion de diverses initiatives conjointes. M. Feigenbaum analyse que le Quad pourrait échouer en raison de la perception que la formalisation du réseau conduira à une solution réussie aux problèmes liés au réseau, de la même manière que les coalitions de réseaux passées ont échoué. La capacité des pays coopérants à fonctionner comme un centre solide d'une architecture régionale résiliente est un défi clé pour démontrer la capacité de la coalition. À cet égard, M. Feigenbaum soutient que le Quad doit démontrer son utilité en se concentrant sur des actions fonctionnelles de la coalition pour les problèmes les plus urgents en Asie.
  • Cependant, cela ne signifie pas que le Quad doive nécessairement fonctionner comme une coalition axée sur la coopération à court terme avec différents pays membres pour chaque question. Les membres du Quad doivent partager une compréhension commune et montrer la voie aux autres pays coopérants pour développer leurs capacités de résolution de problèmes. Les problèmes urgents tels que le changement climatique, la lutte contre les stupéfiants, le renforcement des capacités maritimes et les problèmes d'infrastructure ne peuvent être résolus par les seuls membres du Quad et nécessitent inévitablement la participation d'un plus grand nombre de pays.

Objectif du Quad : Contenir la Chine ou promouvoir la coopération régionale ?

  • Le Quad est caractérisé comme un réseau de sécurité visant à contenir et à dissuader la Chine, et comme le produit de la stratégie américaine reliant les alliances et les partenariats de sécurité menés par les États-Unis. Cependant, la perception de l'identité du Quad diffère entre les pays membres.
  • Le professeur Park Jae-jeok explique que le Quad est confronté à un « dilemme du Quad ». Les États-Unis s'efforcent de maintenir le Quad comme un outil de dissuasion contre la Chine, mais ils ne peuvent atteindre cet objectif qu'en gérant le Quad d'une manière qui dissimule cet objectif. En fait, le Quad n'est pas une coalition multilatérale cohérente. L'Inde et l'Australie ne sont pas à l'aise avec la perception du Quad comme un mécanisme de dissuasion contre la Chine.

II. Position de la Corée concernant la participation au Quad Plus

Comment la Corée peut-elle maintenir un équilibre entre les États-Unis et la Chine ?

  • La position ambiguë de la Corée face à la rivalité sino-américaine a eu un succès limité. Les professeurs Park Jae-jeok et Wee Sung-rak affirment que l'environnement politique actuel a clairement indiqué que la Corée doit établir des principes appropriés pour l'élaboration de ses politiques dans le contexte de la rivalité sino-américaine.
  • L'ambassadeur Wee Sung-rak souligne que « la non-participation au Quad n'est pas une option » et suggère que la Corée devrait accepter ouvertement les nouvelles structures de coopération multilatérale promues par les États-Unis dans la région. À cet égard, l'ambassadeur Wee décrit métaphoriquement la position de la Corée entre les États-Unis et la Chine. Compte tenu du fait que les États-Unis sont un allié et que la Chine est un partenaire moins qu'un allié, il soutient que si les États-Unis tentent de tirer la Corée vers la direction de 3 heures et la Chine vers la direction de 9 heures, la Corée devrait choisir une ligne politique plus proche des États-Unis, à 1 heure ou 1h30.
  • Le mécanisme actuellement adopté par la Corée dans ses discussions de politique étrangère ne parvient pas à produire des politiques cohérentes. La prise de décision a été influencée par les pressions de la Chine et des États-Unis. Une telle orientation intentionnelle contribuerait à établir des relations plus saines avec la Chine et les États-Unis.
  • Selon le professeur Park Jae-jeok, si la Corée choisit de ne pas participer au Quad, elle sera reléguée au second rang au sein du réseau d'alliances dirigé par les États-Unis. Inversement, si la Corée choisit de participer au Quad Plus, cela irrite inutilement la Chine et entrave la participation de la Chine au problème nucléaire nord-coréen. Cependant, le professeur Park Jae-jeok soutient que le Quad et le Quad Plus ne sont que l'un des nombreux mécanismes de sécurité régionale en Asie et qu'ils ont été excessivement mis en avant par rapport à leur importance. Par exemple, la Corée a participé à l'ASEAN+3, qui inclut la Chine, malgré l'absence des États-Unis. Compte tenu de cela, la Corée ne devrait pas ressentir la pression de refuser de rejoindre le Quad Plus en raison de l'absence de la Chine.
  • Il souligne que la Corée devrait aborder la question du Quad du point de vue du renforcement des réseaux de sécurité américains, tels que le réseau de coopération en matière de sécurité trilatérale Corée-États-Unis-Japon, qui contribue à la stratégie américaine du Quad. En consolidant cela, la Corée peut affirmer avoir adopté une position coopérative.
  • Le professeur Park Jae-jeok souligne également la nécessité de rendre publique la participation de la Corée au Quad Plus, car cela permettrait à la Corée de coopérer avec la Chine sur les questions de l'Asie du Nord-Est par le biais d'une coordination appropriée avec les pays membres du Quad.

Implications pour l'avenir de l'alliance Corée-États-Unis

  • Depuis l'investiture du président Biden, les questions clés entre la Corée et les États-Unis ont été des problèmes bilatéraux. Les États-Unis considèrent actuellement l'Asie à travers le prisme des relations sino-américaines, mais ils devraient donner la priorité à la politique asiatique avant de se concentrer sur la Chine. Ceci s'applique également à la manière dont ils envisagent les relations Corée-États-Unis.
  • Le Quad Plus est encore une organisation informelle, et les États-Unis n'ont pas demandé à la Corée de participer au Quad Plus. Il est prévu que les États-Unis demanderont la restauration des relations Corée-Japon pour renforcer l'alliance Corée-Japon-États-Unis en tant que pierre angulaire du Quad Plus, mais la probabilité qu'ils demandent la participation de la Corée au Quad est faible.

Domaines de sécurité non traditionnels

  • Compte tenu des divers intérêts entre les pays participants, le Quad concerne les problèmes d'action collective dans des domaines fonctionnels thématiques et non sécuritaires. Le professeur Park Jae-jeok souligne que le Quad est en fait multiple, et non singulier, en termes d'intérêts et de positions variés de ses membres.
  • Le professeur Park souligne qu'il existe une différence subtile entre participer et ne pas participer au Quad, et qu'il faut être très prudent dans le choix des domaines de coopération. Par exemple, une initiative conjointe avec les États-Unis fournissant des moyens de transport et des ressources de surveillance, d'intelligence et de reconnaissance (ISR) dans le renforcement des capacités maritimes pourrait donner à la Chine l'impression que la Corée coopère activement avec les États-Unis. Cependant, cela conduit souvent à l'exportation d'armes vers le pays bénéficiaire, ce qui constitue une motivation économique considérable pour que la Corée participe au renforcement des capacités maritimes.
  • La Corée peut justifier sa participation en s'engageant activement dans le Quad Plus, qui se concentre sur les questions de sécurité non traditionnelles. L'ambassadeur Wee Sung-rak soutient que la Corée peut coopérer avec le Quad sur des questions économiques, de santé, environnementales et humanitaires dans les premières étapes, et qu'elle peut jouer un rôle constructif au sein du Quad pour éviter qu'il ne devienne une alliance anti-Chine extrême.
  • Le professeur Park Jae-jeok ajoute qu'il existe neuf façons potentielles d'étendre le Quad Plus au-delà des réunions du Quad existantes. Les méthodes qu'il énumère comprennent des réunions officielles entre les principaux décideurs politiques, des investissements dans les infrastructures (reconstruction économique post-COVID), le renforcement des capacités maritimes, des groupes d'experts sur les vaccins, le changement climatique, les technologies émergentes clés, la diversification des chaînes d'approvisionnement, des déclarations de normes, les valeurs/la démocratie et la participation aux exercices militaires existants du Quad.
  • M. Feigenbaum présente également plusieurs exemples de défis importants auxquels la Corée pourrait être confrontée. Ces exemples comprennent la résilience de la chaîne d'approvisionnement, l'utilisation croisée des accords d'accès et de transfert de données, la lutte contre la désinformation, le partage de la santé publique et biomédicale, et la diversification de l'utilisation des obligations vertes et des produits de crédit vert.

III. L'avenir du cadre du Quad

Les défis du Quad : Manque d'unité et d'inclusivité

  • M. Feigenbaum estime qu'il est prématuré de prédire l'avenir du Quad et du Quad Plus, car ils sont encore en phase de développement. Il est également difficile de prédire le pouvoir ou l'influence du Quad à court terme, car son ordre du jour ne reflète pas les intérêts des principaux pays de la région. De plus, le Quad et le Quad Plus sont intrinsèquement limités en raison de la faible probabilité d'établir une sécurité collective avec l'Inde.
  • Le manque d'unité entre les pays de la région est également évident dans l'absence actuelle d'accord entre les pays du Quad sur l'utilisation des modèles d'accès et de transfert de données. L'absence de coopération non sécuritaire est soulignée comme un problème, et il est expliqué que sans coopération, la possibilité d'une coalition internationale est également faible.
  • Néanmoins, le professeur Park Jae-jeok soutient que le Quad devrait être maintenu, car il permet d'accumuler de l'expérience et de la confiance en matière de coopération, et peut rapidement passer à des questions de sécurité traditionnelles en cas de besoin.

Le rôle des États-Unis en Asie

  • M. Feigenbaum prévoit que les États-Unis resteront le principal fournisseur de sécurité en Asie, à moins que la Chine et le Japon ne coopèrent pour établir un système de sécurité. Cependant, il est nécessaire de reconnaître que le leadership américain dans la région ne se concentrera pas uniquement sur la sécurité, mais sera basé à la fois sur la sécurité et l'économie.
  • Cependant, l'influence économique des États-Unis dans la région indo-pacifique diminue progressivement. Bien que le volume absolu des investissements américains augmente, le volume relatif diminue. Cela suggère que l'influence américaine décline. Les États-Unis devraient envisager de rétablir leur position de nation définissant les normes (standard-setting nation). Si le Quad peut jouer ce rôle et que les États-Unis peuvent y appliquer diverses agendas de définition de normes, ils pourraient retrouver leur statut de nation définissant les normes. Cela permettrait de traiter le problème de la divergence entre la stratégie de sécurité et la stratégie économique du Quad. ■

IV. Biographies des intervenants et du modérateur

  • Evan Feigenbaum_ Vice-président, Carnegie Endowment for International Peace ; ancien professeur titulaire James R. Schlesinger au Miller Center of Public Affairs de l'Université de Virginie (2019-2020) ; actuellement chercheur principal. Il est titulaire d'un doctorat en sciences politiques chinoises de l'Université de Stanford et a travaillé dans des organismes gouvernementaux, des groupes de réflexion, le secteur privé et dans trois régions d'Asie. De 2001 à 2009, il a occupé les postes d'adjoint au secrétaire d'État américain pour l'Asie du Sud (2007-2009), d'adjoint au secrétaire d'État américain pour l'Asie centrale (2006-2007), de directeur des politiques pour l'Asie de l'Est et le Pacifique (2001-2006), et de conseiller pour la Chine auprès du secrétaire d'État américain Robert B. Zoellick. Ses ouvrages comprennent « The United States in the New Asia » et « China’s Techno-Warriors: National Security and Strategic Competition from the Nuclear to the Information Age ».
  • Wee Sung-rak_ Professeur invité à l'Institut national des études diplomatiques (NIFS) ; ancien Ambassadeur de Corée en Russie. Il est titulaire d'une licence et d'une maîtrise en relations internationales de l'Université nationale de Séoul et a étudié la langue russe au Defense Language Institute (DLI) relevant du ministère de la Défense des États-Unis en Californie. Il est titulaire d'un doctorat en sciences politiques de l'Institut russe d'études économiques et internationales. Il a servi comme diplomate pendant 35 ans, travaillant pendant de nombreuses années sur les affaires américaines et les affaires nucléaires nord-coréennes. Il a occupé les postes de directeur général du Bureau des affaires nord-américaines au ministère des Affaires étrangères et du Commerce, chef de la délégation coréenne aux pourparlers à six, ministre-conseiller à l'ambassade de Corée aux États-Unis, et chef du Bureau de négociation pour la paix dans la péninsule coréenne au ministère des Affaires étrangères et du Commerce. Il a reçu le prix du Président pour son travail sur la diplomatie du Nord et le prix du ministre des Affaires étrangères pour la rédaction d'excellents rapports. Ses ouvrages comprennent « A New Report on Russia » et « A Proposal to Upgrade Korean Diplomacy ».
  • Park Jae-jeok_ Professeur à la Graduate School of International and Area Studies de l'Université Hankuk des Études Étrangères. Il est titulaire d'un doctorat en relations internationales de l'Université nationale australienne (Australian National University). Il a été professeur invité à l'Institut des études de sécurité et de diplomatie et chercheur adjoint à l'Institut d'études sur la réunification. Ses domaines de spécialisation comprennent les réseaux de sécurité dirigés par les États-Unis dans la région Asie-Pacifique, l'ordre de sécurité régional, la coopération en matière de sécurité multilatérale, l'alliance États-Unis-Australie et la politique de sécurité australienne.
  • Ma Sang-yoon_ Professeur à la Faculté des études internationales de l'Université catholique de Corée. Après avoir obtenu une licence et une maîtrise en relations internationales à l'Université nationale de Séoul, il a obtenu un doctorat en sciences politiques internationales à l'Université d'Oxford au Royaume-Uni pour ses recherches sur l'intervention de la politique intérieure américaine concernant la démocratisation de la Corée dans les années 1960. Il a été nommé directeur de la planification des politiques au ministère des Affaires étrangères en 2016. Il a été doyen du bureau des échanges internationaux de l'Université catholique de Corée et a mené des recherches en tant que chercheur invité au Brookings Institution et au Woodrow Wilson Center aux États-Unis. Ses principaux domaines de recherche sont la politique étrangère américaine, les relations Corée-États-Unis et l'histoire diplomatique de la guerre froide. Ses articles récemment publiés comprennent : « L'espace de la démocratie libérale : centré sur le magazine « Sasanggye » dans la première moitié des années 1960 », « Relations sino-américaines et la péninsule coréenne – Flux historiques depuis les années 1970 », « D'ennemi à allié tacite : l'approche américaine de la Chine au début de la détente », « La décision d'envoyer des troupes coréennes au Vietnam et le rôle de l'Assemblée nationale ».

  • Responsable et éditeur : Yoon Ha-eun, chercheuse à l'EAI
  • 문의: 02 2277 1683 (내선 208) hyoon@eai.or.kr

Script vidéo

hello and welcome to east asia's online seminar uh i'm your son president of east asia institute eai today's topic is present and future of rok us regional cooperation perspectives on quad this is part of the series uh the post-corona world order series uh today's topic what uh quadrilateral security dialogue is a mini lateral security network across the region that draws lots of attention to these days as its role and function have been hotly contested for example as a as a china balancing coordination

i mean coalition versus a functionally oriented one um that uh deals with the challenges uh ranging from uh security i mean non-traditional security uh issues from economic to the pandemic accordingly and uh more than ever the positioning of south korea vis-a-vis the court is hotly contested within the policy circle in in this country as we will discuss today uh the quad actually is still uh in the making so uh the issue for for example our south korea whether uh the country enters the quad or not

must move beyond an immediate cost-benefit analysis of entry but to be projected in a broader and longer-term perspective considering the future of quad uh great power rivalry and south korea's long-term foreign policy to discuss this topic today uh i'm honored and and and pleased to be able to host excellent panelists from the united states and korea we feature three speakers our first speaker is dr evan feigenbaum who is vice president for studies at the carnegie institute for international peace he is also a

practitioner senior fellow at the miller center of public policy at the university of virginia with phd in chinese politics are from stanford his career has been spent you know government services think tank private sector and three regions of asia from 2001 to 9 he served at the u.s state department as deputy assistant secretary of state for south asia and deputy assistant secretary of state for central asia and the member of the policy step uh planning staff with uh principal uh responsibility for east asia and the

pacific um and he's been uh he was an advisor on china to uh deputy secretary of state robert selig he is the author of three books and many monographs including uh united states in the new asia and china's techno warriors as well as numerous articles and essays uh so uh thank you uh so much for joining us uh our second speaker uh is ambassador uh sungla um a career diplomat and i should say that a foremost strategic thinker within the ministry of foreign affairs he served in the ministry for 35 years and most recently he was the

ambassador to russia he served as a director general for the north american affairs bureau uh chief negotiator in the six party talks and a special representative for the korean peninsula peace and security affairs his you know major publications include a russia report and proposal to upgrade korean diplomacy a phd in political science he is currently a visiting uh professor at the korea national diplomatic academy uh thank you so much for uh you know joining i'm sharing this time uh with us and our

third speaker uh is professor jejuck park a professor at the graduate school of international and area studies uh at the hanguk university of foreign studies dr park is is a phd at uh from uh australia national university and he worked as a visiting professor at the institute of foreign affairs and national security and a research fellow uh former research fellow at the korean institute for national unification he's an active member of eai with research including u.s led alliance network in the region regional security order

australian security politics and u.s north korean relations last but not least professor sanyon ma at of catholic university of korea is moderating today's panel dr ma served uh foreign ministry as director general for uh policy planning from 2016 to 19.

um he was a visiting fellow at brookings and a public policy scholar at the woodrow wilson center before and he served as a dean of international affairs at the catholic university of korea his main interest of research in closed east asian politics u.s foreign policy diplomatic history and the history of cold war with that well before passing the mic to the moderator let me express my gratitude to the ministry of foreign affairs rok for sponsoring this event then let me pass the mic to sanyon mar who is coming uh very soon

hello everyone good morning and good have good evening i i'm very much honored to moderate this very important session today the quad is kind of a hot uh potato in a foreign policy discussion in seoul and i think in washington as well we have three distinguished panelists to present their views on hard and related issues uh without further ado i will ask uh dr evan feigenbaum to present their his view i'll give him about 13 minutes first well thanks everyone and uh good to see everyone in seoul obviously i miss korea i miss all my

many friends but it's good to be with you uh virtually and i'm grateful to the east asia institute for sponsoring this and for inviting me to join you um let me let me just start by telling you what i think the key problem is not just for the quad but for asian geometry of all kinds and to put it simply it's this too much form too little function or to put that a little differently the key problem as i see it over two decades of forming pan-asian and trans-pacific groups of all kinds varieties and sizes

is that the form of the thing which is to say holding meetings issuing joint statements formalizing a process has tended to predominate and so the groups that have formed including but not limited to the quad too often find themselves meeting regularly but then groping for purpose and there's an irony in that because we often hear that asia unlike europe has too little architecture but my own view is that the region in fact has too much architecture but mostly of the wrong kind it's got a lot of

variable geometry but not a geometry that's been especially purposeful and certainly not always effective now the problem at least analytically i think seems pretty simple that too many groups too often fail to pool the efforts of those with the greatest capacity in a focused and problem-solving endeavor and so what we've ended up with is a lot of emphasis on what i would call variable geometry the geometry of bilaterals or trilaterals or quadrilaterals or sometimes more than quadrilaterals accompanied by

a two easy presumption including by the way here in the united states that if you just formalize a group and you pull up seats around a table somehow you will get meaningful solutions to asia's most pressing problems but the fact is that at least in my experience the reverse has often been true and so in too many of the pressing crises that we've seen since the 1990s from the east timor crisis to the avian influenza epidemic to the myanmar cyclone and even frankly in the asian financial crisis uh

formalized groups have played either too little or too ineffective or in some cases no problem-solving role at all and so instead what we end up with is what i would call ad hoc regional coalitions often assembled by the united states that have helped to spur collective action so with that as context that brings me to the quad because as i see it we now risk with the quad falling into the same trap and this is an argument that i've been making in washington on the american end now that would be ironic because it is

not in fact how the quad grouping began uh after all in 2004 17 years ago the initial informal quad which is to say a quad with a lowercase letter q instead of a formalized capital letter q launched a joint response to a very tangible very definable functionally specific and urgent crisis which was the 2004 indian ocean earthquake and tsunami and so that group provided rapid and effective relief to injured and displace people all around the indian ocean rim but remember that that group had no formal meetings

it did not hold summits it did not issue joint communiques it did not have a secretariat in fact it celebrated its incredible success how by putting itself out of business and disbanding after nine days so today by contrast when i look at the quad that's emerging it is rapidly becoming much more formalized uh it's turning into a quad with as i said a capital q it holds meetings it's discussed a variety of joint initiatives but the group as i said has in my view too often grow for purpose and instead of a lowercase q

quadrilateral that responds jointly to specific challenges the four have been united at least in the last few years largely by their shared suspicion of the rise of chinese power in particular and the fact that they meet and get together to discuss it so the true test for the quad therefore will be whether the group can work together as what i would call the firm core of an elastic regional architecture in other words a group that works jointly and not just alone as a spur to regional collective

action on an array of specific and real-world functional challenges by increasing areas of alignment and cohesion with a larger community of potential problem-solving partners now that is not the same thing to my mind as what people are calling quad plus quad plus with a capital q and a capital p which again to me is much more focused on the form than on the function rather if you focus on the function it means reconceptually reconceptualizing the quad as kind of the core of a set of ad hoc coalitions that bring in a

changing cast of partners where needed depending on the issue and depending on who has the capacity and the will to help solve an actual functional problem now there are a lot of problems like that in the indo-pacific and we can talk about that and the quad summit in my view made a good start the one that president biden convened by picking out a few of those issues supply chain resilience uh vaccine distribution climate change and green technology and there's a pretty good set of other examples in the region of how

mission-focused groupings that begin in an informal but as i said function specific way then grow over time the best example of that i think is the way that the so-called comprehensive and progressive trans-pacific partnership began if you remember it began with another group of four first movers within the larger apec forum brunei chile new zealand and singapore because they sensed correctly that other countries might have an interest in liberalizing trade but we're not yet ready to move and so the four as first movers became a

kind of spur to subsequent regional collective action with others by pushing forward a positive original agenda not just a negative one and then inviting others to subsequently join so that brings me to my conclusion and then i'll stop now in the quad case what that means is that the issue to me is not so much whether korea would join in the sense of joining a standing group which is the way you framed it but rather whether and how on specific issues and functions the four will find the wherewithal and

the will to reach out to korea and then whether in turn korea wants to be the driver on specific functions lending its very considerable capacity and will to the quad effort on some of those challenges and sometimes spurring the quad to action so illustratively those that best implicate the interest and capacity of korea i think are maybe these five one supply chain resilience two the governance of cross-border data access and transfers three countering disinformation for sharing public health and biomedical

best practices and sometimes not so best practices and then fifth scaling green technologies and diversifying the use of green bonds and other green credit products so to conclude the bottom line for me is this if it's going to endure which it may not and if it's going to meaningly solve meaningfully solve problems which it yet may not the quad ultimately needs to figure out how not just at one summit but on a sustained basis to shift its focus from form to function because if other countries in asia

starting with but not limited to korea view it as little more than a talk group to discuss the risk posed by china's rise while occasionally holding joint military exercises i personally think it's unlikely that anybody else in the region will see the utility two to three years hence or view it as a model for their own choices and conduct so my view is it needs to be as i said the firm core of an elastic architecture that is function specific and that looks for areas of alignment and cohesion and

if it does that that's the best interest that's the best path in my view for advancing the functional interest of the quad but also promoting development in the indo-pacific and that i think that's where korea's opportunity is um and that's frankly where the multilateralism in the region needs to go in time so why don't i stop there and i hope that's a basis for you poking at me a little bit i'll stop okay very good thank you very much uh for sharing your uh invaluable thought i think uh you're uh raising questions

about the nature of the quad is very important and i think we can follow up in the in the following uh discussions as well okay now we will move on to ambassador sungla we ambassador we thank you mr moderator allow me to uh begin with a broader perspective on the subject before i zoom in on the quad issue korea has taken an ambiguous position amid the u.s china competition for a long time which has led the u.s and china to try to pull korea on their side whenever an issue arises korea takes sides with the u.s or

china on a case-by-case basis as a result the u.s has grown dissatisfied with its stance of allies south korea china has raised expectations that it can pull korea further the third episode is a graphic example of this phenomenon now that the u.s china competition is an overall and overwhelming external environment in asia it is becoming more and more difficult for korea to settle on an etiquette ambiguous uh behavior the situation requires korea to settle on an on a guiding principle for policy

options between the u.s and china that would prevent korea from facing intensified push and pull from the u.s and china that would also help korea develop a healthy relations with the us as well as china on top of that a carefully designed guiding principle would enhance the soul's bargaining position vis-a-vis washington over peninsular issues now seoul is trying to talk the biden administration into flexibility to restore the u.s north korea diagonal if seoul works out a principle on policy direction between the u.s and

china that could reduce in induce a good will from washington seoul's argument on the north korea related issue would be more persuasive to washington's year the first thing to keep in mind when korea tries to set the principle between the us and china is that the u.s is an ally and china is a partner that falls short of an ally the next thing to consider is that the united states is much closer to korea than china in terms of value the last thing to consider is the geopolitical reality surrounding

the peninsula so etiquette stands for seoul will be one that is closer to washington but not too distant from beijing figuratively speaking if the u.s tries to pull korea in the direction of three o'clock and china tries to pull korea in the direction of nine o'clock korea should choose a policy line closer to the ally the u.s at one o'clock or 1 30.

it does not necessarily mean that korea should choose either the us or china but rather the coordinate and direction of its own this work will give korea's policy consistency and predictability uh thus stabilizing source of relations with china and the u.s that said let's talk about uh quad keeping in mind the one o'clock or 130 direction i would advise that korea should remain basically open to emerging multilateral architecture promoted by the united states in the region of course there is a cost of joining

quad considering the negative stance of the chinese toward quad however there could be a more cost of being out of quad so non-participation in part is not an option of career therefore it is appropriate for korea to work with quad one way or another it's worth noting that japan australia and india are all participating in what even though they have different coordinates and positions between the us and china because of the differences among the participants quad focuses on collective actions in

functional and non-security areas such an approach seems to be useful to gain wider support and participation further if quad maintains the current form of the loose forum the chinese reaction would be unmanageable having said that i would suggest that korea could be either a second-year participant in the format of quad plus or work with a quad on a thematic basis in the initial stage korea can work with quad on economic health environmental humanitarian issues as to the cost of the chinese reaction

korea could manage it by making a constructive role within quad so the quad will not evolve in the extreme direction of an anti-china alliance in the same vein korea has to participate in the emerging economic architecture in the region it is not a good thing that south korea did not participate in the tpp recently president moon jae-in said korea should take part in the cptpp it is related but still a good judgment however korea needs to make its own efforts to prevent such an organization from pursuing excessive

anti-china solidarity let me stop here thank you thank you very much ambassador we uh members ambassador we talked about the the one o'clock or 130 stands with regard to the quad and other regional competition issue between washington and beijing i think this is another very important and very interesting point that it can follow up in the later discussion our third panelist is uh professor jajok park professor park and now flow is yours thanks uh professor mark and i'd like to thank eai for inviting

me to this important event now given the time constraint of eight minutes i'll like uh i'd like to get down to my presentation without any further ado as uh two previous speakers presented we can't deny that quad is an element of china containment also in our claim that at the same time quad is a product of u.s strategy of linking among u.s ladder alliances and security partnerships therefore if south korea would not participate in quad plus south korea would become a second-year ally within the network while japan

will remain as a part of its core group you know we all know that japan has been enhancing security cooperation with some european states like uh great britain and france as well as other quad members u.s india and australia on the other hand if south korea would participate in the quad plus that the current south korean government is concerned that south korea would unnecessarily provoke china as a result of which china might not be cooperating with south korea on resolving the north korean nuclear crisis therefore south korea

should work very fine line between participation and making reservation and participating in the quad class that said a good news is that quad plus is not singular but plural as previous two speakers presented now since november of 2017 when president trump announced the u.s in the pacific strategies there have been a dozen other official quad meetings said at each of the meetings the quad states discussed not only freedom of navigation in south tennessee but also uh such functional issues as infrastructure building maritime

capacity building maritime domain awareness cyber security so on and so forth so then so forth also quad quads does not necessarily mean that all the four states all the four quad states should be involved two or three of the quad states can work with other non-quad members therefore given the variety of issues and the various combination of participating states quad plus for sure is not singular but plural it is wrong to describe quad plus as south korea in south korea joining the quad as fifth members

so in the in my talking points i submitted to eas i listed i listed nine potential of part plus and i discussed these quotes and benefits associated associated with each of them the nine uh quad potential problems are official meetings among highlighting officers for the second infrastructure investment slash post-kobe economic reconstruction third maritime capacity building slash maritime domain awareness for vaccine export group five climate change six critical and emerging deter technology seven codeplus to diversify

supply chain eight quad plus declare universal norms values and democracy nine chord plus to add participants in the existing quad related military exercises so given the time constraint i would not discuss each of them but i would like to make a three points the first point is that quad and quad plus are just one of the many mechanisms for regional security in this region china is also engaged in mini security cooperation example is rick russia china russia india and china also china has been exploring the

possibility of trilateral or quadrilateral security cooperation among china russia india iran and pakistan and also south korea has been participating in asean plus three in which china is present but u.s is not present therefore you know south korea should not feel compelled to shun thought plus just because china is not present the second point i would like to make is that south korea should publicize south korea's participation in various called plus tomorrow now south korea's good record of participating in

cod plus would enable south korea to engage with china in northeast asia so for example south korea and the united states has been have been coordinating on their investment for infrastructure building in the in the in the pacific in the context of final nexus between south korea's new southern policy and united states indo-pacific strategy since south korea has been cooperating with the united states in infrastructure investment south korea was able to join china's bri conditionally if south korea had not cooperated

coordinated with the united states in in in infrastructure building if n and south korea joined had joined the china's pri the united states would have perceived or misperceived that uh south korea trying to uh till toward the chinese strategic orbit likewise in the case of maritime capacity building if south korea in a coordinates with quad members for maritime capacity building in the region that will enable south korea to engage with china in northeast asia even security wise south korea can conduct joint military

exercises with china in lucis asia under the name of responding to non-traditional security issues the third point i'd like to make is that we should approach the quad and quad plus from the angle of strengthening u.s led security network in that sense you know restoring the south korea japan united states trilateral security cooperation should be considered as south korea effort to contributing the u.s quad plus strategies now by strengthening it south korea can claim that can claim to the united states that uh

south korea indeed cooperate with the united states with respect to the quad and the quad plus so given the time constraint i stopped here and looking for the our discussion okay thank you very much professor park uh prophet park professor bach uh raised uh an issue of uh the quad plus and he emphasized that quad plus is not a singular one rather it is a more uh plural one and and and in which there are uh many rooms uh for cooperation that uh south korea can part take part in okay uh i'd like to thank all of the uh

presenters uh for sharing their insightful insights with us and now i'd like to begin addressing some of the questions that our audience raised during the seminar and invite our speakers to respond to them uh our first question to the panelists is the the relationship between the issues of quad and south korea and united states uh alliance how those two are uh linked and uh with regard to that uh additional question is how the quality issue will be featured in the upcoming uh the the summit between president

biden and president moon jae-in scheduled in uh later this month i think all of the the participants may address the questions why don't mr feigenbaum start with well i'm not uh so i would i was going to suggest some luck take this one i mean i i um i think the principal issues for the visit for president moon are largely bilateral in nature i think there's a lot of work actually that needs to be done on the alliance and particularly with the new administration and it's important to to shore up some of to shore up and

and address some of the issues that have emerged over the last couple of years um so to my mind that's really where the priority needs to be uh and then of course the new administration is about to announce the results of its north korea policy review um and that'll feature heavily in the discussion i don't think the quad will be front and center notwithstanding the attention we're giving to it now and i don't think the central issues between the us and korea right now really involve uh multilateral architecture in the

region i think the priority is and should be on the alliance itself the united states frankly it the u.s phase we could talk about this later if you'd like but i think the united states faces a broader set of structural challenges in the region that it's adjusting to and part of the problem it has now is that it's viewing asia increasingly through the prism of u.s china relations and of its issues with china rather than the other way around whereas my former boss rich armitage used to say the former deputy secretary

said if you want to get asia right sorry if you want to get china right and you're american you need to get your asia policy right but over the last few years increasingly the us has made relationships policies and initiatives in asia derivative of its agenda and priorities with china and i think it would be a mistake uh to look at the us korea bilateral in that context and so my view is that's really where the hard work has to be on the upcoming visit okay thank you very much uh ambassador we what do you think about

the questions um let me put these two questions together and try to answer all together because these two issues are linked in one way or another let me begin with uh biden administration's uh major concern in asia biden administration is trying to rebuild america's leadership in asia and the the main focus of this to policy is uh on china in order to lead competition with china in its favor the united states is trying to um build up alliance relationship and refresh alliance relationship among them uh rob us alliance

so in the upcoming summit meeting between president moon jae-in and president joe biden the u.s will try to strengthen bilateral alliance with south korea and the ultimate direction beyond this effort is to to strengthen its asia policy to be more precisely speaking a china policy and quad in american strategic thinking is a part of its asia policy or china policy so quad is in the american thinking is related to the iraq u.s alliance and that could be a subject of discussion in the upcoming summit

if not the the key agenda items what i want to say is that the quad issue will be handled in the upcoming summit by the united states in the context of asia policy china policy and a rough u.s alliance issue that is why i'm suggesting that korea has to settle specific directions in the course of u.s chinese competition if not that will weaken the korea's bargaining position with the united states more specifically in the upcoming uh u.s summit meeting thank you all right uh professor park your turn

euh oui euh la position officielle de la Corée du Sud a été jusqu'à présent que les États-Unis n'ont jamais demandé à la Corée du Sud de rejoindre le club, et je ne pense pas que lors des prochaines réunions d'été entre le président Biden et le président Moon, le président Biden demanderait à la Corée du Sud de rejoindre le Quad, encore moins le Quad Plus. En effet, le Quad Plus n'est pas une institution formelle, comme l'a commenté le Dr Feigenbaum. Le Quad est en cours de formalisation, mais le Quad n'est pas une institution formelle, donc je ne pense pas que les États-Unis puissent euh puissent

impliquer la Corée du Sud. Les États-Unis peuvent donc impliquer la Corée dans le cadre du Quad Plus. Cela dit, encore une fois, je pense que nous devrions aborder le Quad, ainsi que le Quad Plus, avec un angle plus large de liens entre les alliances dirigées par les États-Unis et les partenaires de sécurité. Il est donc très probable que lors du prochain sommet, le président Biden demanderait au président Moon Jae-in de rétablir la relation entre la Corée du Sud et le Japon, afin de renforcer la coopération trilatérale en matière de sécurité entre le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud. Nous devrions donc comprendre cela

comme faisant partie, vous savez, du Quad Plus. Merci. D'accord, voici notre deuxième question du public. Il y a une suggestion selon laquelle la Corée du Sud pourrait participer à une coopération avec le Quad dans le domaine de la coopération non sécuritaire, en essayant d'éviter de s'engager dans l'agenda sécuritaire. Pensez-vous que cela soit possible et dans quels types de domaines la participation de la Corée du Sud est-elle prometteuse ? Je pense que certaines des questions ont déjà été abordées par le professeur Park, je voudrais donc demander au professeur Park de parler en premier.

maintenant, il y a encore, je veux dire, il y a des domaines fonctionnels dans lesquels la Corée du Sud peut participer sans marcher sur des œufs autour de la Chine. C'est comme la construction d'infrastructures et le renforcement des capacités maritimes, les vaccins, le changement climatique. Ce sont des domaines fonctionnels. Maintenant, dans le cas du changement climatique, le président Xi Jinping a accepté de participer à la conférence organisée par les États-Unis. Mais il y a des domaines entre la sécurité traditionnelle et les questions de sécurité non traditionnelles. Je pense que le point de référence est le renforcement des capacités maritimes, car les États-Unis

ont fourni non seulement des navires et des avions usagés, mais aussi des actifs ISR (renseignement, surveillance et reconnaissance) aux États régionaux. Si la Corée du Sud se joint à eux pour les fournir aux États régionaux, la Chine pourrait penser que la Corée du Sud coopère pleinement avec les États-Unis. Mais le fait est que la Corée du Sud a également d'énormes intérêts économiques à contribuer au renforcement des capacités maritimes, car cela conduit souvent à l'exportation d'armes sud-coréennes vers les États régionaux. Donc, encore une fois, il y a des domaines où la Corée du Sud

peut participer sans marcher sur des œufs autour de la Chine, et vous savez, il y a des domaines où la Corée du Sud devrait être prudente. Donc, la Corée du Sud devrait être très sélective à cet égard, n'est-ce pas ? Le professeur Spock a suggéré qu'il pourrait y avoir une sorte de sélectivité dans laquelle la Corée du Sud pourrait s'engager dans une coopération avec le Quad. Monsieur l'Ambassadeur We, êtes-vous d'accord avec lui ? Êtes-vous d'accord avec l'opinion du professeur Paul ? Oui, je suis d'accord avec le professeur Park et en outre avec Evan, M. Evan Feigenbaum. Les deux présentateurs ont suggéré

un domaine de coopération non traditionnelle très utile et concret. Je crois qu'il y a beaucoup, beaucoup de questions pour lesquelles la Corée peut travailler avec le Quad sous diverses formes, en particulier les domaines non sécuritaires sont moins sensibles et plus utiles pour commencer. La question clé ici est de savoir si la région peut élaborer une plateforme d'action collective qui puisse traiter les problèmes potentiels auxquels la région est confrontée. En ce sens, le Quad avec une coopération dans des domaines non sécuritaires est une bonne plateforme pour le pays dans la région, n'est-ce pas ? La même question à M. Faye

gumball. Eh bien, je pense que nous trois sommes d'accord. Je veux dire, évidemment, il y a une base pour la coopération fonctionnelle en Corée et certaines de ces fonctions devraient en faire partie, et la raison en est très simple, comme je l'ai dit. Il n'y a vraiment pas un seul problème fonctionnel en Asie que seuls ces quatre pays du Quad peuvent résoudre en travaillant seuls. Changement climatique, vous avez besoin d'autres acteurs. Lutte contre les stupéfiants, vous avez besoin d'autres acteurs. Renforcement des capacités maritimes, vous avez besoin d'autres acteurs. Infrastructure, les opérations

qui comptent sont l'addition et la multiplication, pas la soustraction et la division. Donc, en fait, vous voulez plus d'acteurs. Je pense donc que la logique est là. Je pense que le problème est double. Premièrement, même au sein du Quad, il y a des domaines qui devraient être mûrs pour la coopération, mais il n'y a en fait pas de cohésion, même parmi les quatre. Donnez un exemple. J'ai parlé de l'accès et des transferts de données transfrontaliers. De plus en plus, nous nous dirigeons vers une économie numérique. Les gens en Corée le comprennent très bien, et sur des questions comme la localisation des données

où l'Inde essaie de plus en plus de localiser toutes les données, mais aussi sur l'accès et les transferts de données transfrontaliers, même entre les pays du Quad, il existe des modèles distincts et il n'y a pas d'accord. Vous vous souvenez peut-être que le Premier ministre Abe a introduit la soi-disant initiative d'Osaka, qui était une initiative de données transfrontalières dans le contexte du G20 lorsque le Japon présidait le G20. Qui a refusé de la signer ? L'Inde a refusé de la signer, et un autre membre de l'équipe, l'Indonésie, a également refusé de la signer.

Donc, le premier problème est qu'il y a une cohésion insuffisante, même sur certaines des questions non sécuritaires qui devraient être prometteuses et qui seront au premier plan. Le deuxième problème est qu'il existe déjà une architecture existante dans certains de ces domaines économiques. Il suffit de regarder le commerce. Pour la prochaine génération de normes commerciales et d'investissement régionales, elles seront définies par deux accords : le Partenariat économique régional global (RCEP) et le TPP global et progressiste (CPTPP), qui n'incluent pas, qui n'incluent pas

l'Inde ou les États-Unis dans l'un ou l'autre accord. Donc, malgré tous les discours sur un Indo-Pacifique de la part des États-Unis comme base de la stratégie américaine dans la région, dans le domaine économique, du moins les normes commerciales et d'investissement sont définies par des accords qui n'incluent pas la plus grande économie de l'Indo et qui n'incluent pas non plus la plus grande économie du Pacifique. Alors, de quoi parler dans un Indo-Pacifique quand l'Indo et le Pacifique sont exclus ? L'Asie doit vraiment être au centre de cette conception. Donc, je pense

que c'est ce que je veux dire dans mes remarques liminaires quand je parle de la forme qui façonne la fonction. Nous devons réfléchir fonctionnellement à cela, et le défi est d'abord d'essayer de forger une cohésion, deuxièmement, de choisir les acteurs d'une manière qui reflète la capacité et la volonté, et troisièmement, mon avis est de vraiment se concentrer sur la définition des normes dans le domaine des infrastructures, par exemple, si vous êtes un pays récipiendaire, vous ne voulez pas nécessairement seulement un package chinois, puis un package américain, indien, japonais, vous voulez plusieurs packages parce que, comme je l'ai dit,

l'addition et la multiplication sont le nom du jeu. Donc, la question est vraiment de forger des normes communes en matière d'infrastructures, des normes relatives au financement, des normes relatives aux dispositions environnementales, des normes relatives à des choses comme l'évaluation de l'impact environnemental. C'est donc le genre de choses que le Quad peut faire en partenariat avec d'autres grands donateurs et financiers, et la Corée, comme l'a dit le professeur Park, a un rôle majeur à jouer. C'est donc le défi, mais c'est aussi là que la Corée peut jouer

et je pense que c'est pourquoi j'ai dit qu'un noyau solide d'une architecture élastique fournit une bonne base pour une coopération fonctionnelle ad hoc. D'accord, il nous reste 10 minutes. Je pense que nous pouvons traiter une ou deux questions supplémentaires. Permettez-moi de poser une question au Dr Feigenbaum d'abord, et au Dr Park. Quel sera l'avenir du Quad ? Je pense que le Quad est encore en cours d'évolution. Il y a beaucoup de discussions pour savoir si le Quad est une sorte de coalition de pays visant principalement à contenir la Chine ou non, ou comme vous l'avez suggéré,

le Quad peut être une sorte de véhicule pour promouvoir la coopération entre les pays de la région. Dans quelle direction pensez-vous que le Quad va évoluer à l'avenir et quel sera l'état final du Quad dans dix ans ? Dr Park d'abord. Faisons deux points sur cette question. Premièrement, le dilemme du Quad, comme je l'appelle, est que les États-Unis veulent le maintenir comme un moyen de contenir la Chine, mais le dilemme est que pour maintenir la Chine, pour le maintenir comme un mécanisme de confinement de la Chine,

les États-Unis devraient le faire fonctionner d'une manière qui ne soit pas perçue comme un confinement de la Chine. Comme l'a souligné le Dr Feigenbaum, il s'agit d'une coopération multilatérale très incohérente entre les quatre États. Ainsi, l'Inde et les États-Unis aimeraient voir le Quad être perçu comme un confinement de la Chine, de sorte que les États-Unis vont activer un certain nombre de coopérations basées sur le Quad Plus sur des questions non fonctionnelles. C'est mon premier point. Le deuxième point est que le Quad et le Quad Plus dans 10 ans ne seront qu'

une autre de ces nombreuses coopérations multilatérales régionales. Je pense que le Quad et le Quad Plus ont été mis en avant de manière disproportionnée. Nous devrions donc accorder moins d'attention au Quad ou au Quad Plus, mais nous devrions aborder cela dans le contexte plus large du renforcement par les États-Unis des licences multilatérales et des partenariats de sécurité dirigés par les États-Unis. D'accord, merci beaucoup. Question connexe à M. Feigenbaum. Vous avez suggéré que le Quad devrait être davantage une coalition ad hoc

entre pays plutôt qu'une plateforme plus formalisée. Mais alors, comment ces pays, vous savez, de nature ad hoc, peuvent-ils coordonner leurs directions en tant qu'entité commune ? Eh bien, je pense que vous m'avez un peu mal entendu. Je ne veux pas dire que le quatuor lui-même sera ad hoc. C'est pourquoi j'ai appelé cela le noyau solide d'une architecture régionale élastique axée sur des fonctions spécifiques. Donc, mon idée est que les quatre devraient avoir une certaine cohésion, mais ensuite s'efforcer d'être d'abord

des moteurs, travaillant avec d'autres partenaires coalitionnels rotatifs en fonction de la fonction pour développer une capacité tangible de résolution de problèmes. Et cela répond à votre dernière question à laquelle le professeur Pocket a répondu. Parce que si je pense qu'il est trop tôt pour dire ce que cela va devenir, je pense que c'est encore en évolution et que la pensée américaine à ce sujet est encore en évolution. Si dans deux ans, ce n'est qu'un groupe de quatre qui se réunit et se plaint de la Chine, cela ne mènera à rien, d'abord parce que cette région ne

implique pas cet agenda, n'implique pas les intérêts d'une grande partie de la région, et je pense ici en particulier aux pays de l'ASEAN, sauf d'une manière spécifique et distinctive. Et deuxièmement, parce qu'il n'y a vraiment aucune base pour la sécurité collective au sens traditionnel de la sécurité collective, au sens de l'OTAN. Donc, si vous y pensez de cette façon, ce sera intrinsèquement auto-limitant, et je pense franchement que le problème que les États-Unis ont, c'est qu'ils risquent de devenir ce que j'appelle parfois

les Hessiens d'Asie. Je ne sais pas si vous connaissez les Hessiens, mais les Hessiens étaient les mercenaires allemands que les Britanniques ont utilisés pendant la Révolution américaine. Ils étaient une sorte de fournisseur de sécurité. Le rôle américain en tant que fournisseur de sécurité en Asie est assuré à long terme, car jusqu'à ce qu'il y ait une collectivité, il n'y a pas de base pour la sécurité collective, jusqu'à ce que la Chine et le Japon aient un moment à la française ou à l'allemande, et jusqu'à ce moment-là, les États-Unis étaient, sont et, autant que je puisse voir, continueront d'être un fournisseur de sécurité majeur

pour de nombreux pays de la région. Mais le leadership et le rôle des États-Unis dans la région ne devraient pas seulement reposer sur un pilier de sécurité, ils ont aussi besoin d'un pilier économique. Et le rôle des États-Unis en tant que moteur de la demande par rapport à il y a 10, 15, 20 ans, il diminue. Vous savez, le commerce et les investissements américains augmentent en termes absolus, mais ils diminuent en termes relatifs, ce qui signifie que les États-Unis doivent s'appuyer sur leur autre rôle économique traditionnel, qui est celui de définisseur de normes. Mais les États-Unis ont perdu cette fonction, ils se sont retirés du TPP, ils ne reviennent pas

en arrière. Donc, les États-Unis doivent redécouvrir leur rôle de nation définissant les normes, et c'est pourquoi j'ai dit que dans la mesure où le Quad peut jouer ce rôle et que les États-Unis peuvent injecter un agenda de définition des normes sur les infrastructures, sur les investissements, sur les normes environnementales, cela a en fait le potentiel de revigorer leur rôle dans la région d'une manière qui, je pense, serait d'une portée considérable et durable, et qui répondrait à certains des problèmes de décalage entre la sécurité et l'économie dans leur stratégie. Mais je pense qu'il est trop tôt pour dire comment

cela va évoluer, et je pense que la réflexion sur le Quad est très codifiée à ce stade. D'accord, merci beaucoup. Notre dernière question à l'Ambassadeur We, liée aux précédentes. Quel type d'intérêts nationaux de la Corée peuvent être servis en adoptant, comme vous venez de le mentionner, une position ou une posture à 1h ou 1h30 entre la Chine et les États-Unis ? Quels intérêts nationaux concrets de la Corée seraient servis en adoptant une position ou une posture à 1h ou 1h30 ? La raison pour laquelle j'ai

suggéré cette comparaison figurative est que cette comparaison figurative nous donne des directions très simples et précises. Si nous parlons de la direction 1h comme ligne directrice de notre politique, la réaction selon laquelle la participation au Quad n'est pas une bonne idée ne peut pas être formulée, car nous nous penchons légèrement vers l'allié. Dans ce cas, la réaction initiale au Quad serait : étudions s'il existe un domaine de coopération possible, ou étudions s'il existe un moyen pour la Corée de travailler avec le Quad, sans avoir ce type de

directions. La Corée est influencée entre la Chine et les États-Unis en fonction des questions, et ce, de manière importante. Encore une fois, si je reviens à la comparaison figurative, nous avons pris une direction 10h lorsque nous avons traité la question du THAAD, puis nous sommes passés à la direction 2h, puis de retour à 11h, et ainsi de suite. Cela nous mène à une relation malsaine avec la Chine et les États-Unis, car les deux parties essaient de renforcer leur pression pour attirer la Corée de leur côté. Donc, une sorte de principe directeur nous aidera

certains pourraient soutenir que d'autres pays comme le Japon, l'Australie ou l'Inde n'ont rien suggéré de tel, mais ils ont leurs propres orientations politiques cohérentes et constantes entre les États-Unis et la Chine. Je répliquerais ainsi : le Japon peut prendre une direction de 12h, figurativement parlant, entre Pékin et Washington. L'Australie est maintenant quelque part autour de 2h30. L'Inde à 12h30. Dans ces pays, il n'y a pas eu de telles suggestions pour aller dans la direction de 2h, 2h30 ou 12h30, mais la discussion nationale sur cette question particulière aboutit au type de consensus général. Mais dans le cas de la Corée, notre processus de discussion nationale sur la politique étrangère et la sécurité nationale est défectueux. Notre mécanisme ne peut pas aboutir à des orientations politiques appropriées, cohérentes et constantes. Dans notre mécanisme, en fonction de la situation, les choix politiques seront influencés par la force de la pression des autres capitales

par exemple de Pékin ou de Washington. Donc, pour cette raison, nous avons besoin d'une direction artificielle pour empêcher un balancement extrême, pour empêcher l'incohérence. D'accord, merci beaucoup, Ambassadeur We, Dr Feigenbaum et Professeur Park. Nous manquons de temps maintenant et je voudrais conclure. Merci aux panélistes d'avoir partagé leurs perspectives très éclairantes et leurs précieuses opinions avec nous. Nous apprécions grandement vos efforts et espérons vous accueillir à nouveau dans un avenir proche. Et avant que vous ne partiez, tous les auditeurs

par exemple de Pékin ou de Washington donc d'ailleurs nous avons besoin d'une direction artificielle pour prévenir les dérives extrêmes, pour prévenir l'incohérence. D'accord, merci beaucoup, Monsieur l'Ambassadeur. Nous, euh, Dr. Feigenbaum et Professeur Park, nous manquons de temps maintenant et j'aimerais euh conclure. Merci aux panélistes d'avoir partagé leurs perspectives très perspicaces et leurs précieuses opinions avec nous. Nous apprécions sincèrement vos efforts et espérons vous accueillir à nouveau dans un avenir proche. Et avant que vous ne partiez, tous les auditeurs

sont invités à remplir un bref sondage sur le séminaire. Vos commentaires nous aideront grandement à améliorer notre webinaire à l'avenir. Le sondage se trouve dans l'option de sondage public ci-dessous. Merci à tous de vous être joints à nous aujourd'hui et nous nous réjouissons de participer à d'autres séminaires en ligne de l'EAI à l'avenir. Merci beaucoup. Merci. Merci Monsieur le Modérateur et participants. Merci beaucoup. Ce fut un plaisir d'être avec vous. Do do do do

Pièce jointe : TheQuadandaPathforSouthKorea.pdf

Pièces jointes

*Ce texte est une traduction par IA d'un original rédigé en coréen. Certaines traductions ou nuances peuvent être inexactes.

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