[Mémo Global du CoC] La guerre contre le terrorisme : Des experts mondiaux réfléchissent aux leçons apprises vingt-cinq ans après le 11 septembre
| Le Council of Councils (CoC) est un organe consultatif international créé en 2011 par le Council on Foreign Relations (CFR) pour trouver des solutions aux problèmes mondiaux. L'East Asia Institute (EAI) est l'un des 27 principaux think tanks du monde participant au CoC, et est la seule institution représentative de la Corée du Sud. Depuis la fondation du CoC, l'EAI a apporté des contributions continues. Ce mémo, publié sur le site web du CFR, est le commentaire du CoC (Global Perspectives) marquant le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, compilant les contributions d'experts de 15 pays. Les auteurs soulignent la nature décentralisée et de plus en plus axée sur la technologie du terrorisme, ainsi que l'efficacité mitigée des réponses militaires, et soutiennent que pour s'attaquer aux causes profondes du terrorisme, il faut une prévention communautaire et une coopération multilatérale. |
Vingt-cinq ans après le 11 septembre, l'un des changements les plus remarquables dans la lutte contre le terrorisme a été la capacité à localiser les chefs terroristes avec une rapidité et une précision sans précédent. Les drones, la surveillance avancée, le big data et l'intelligence artificielle ont rendu la dissimulation de plus en plus difficile pour les membres des organisations terroristes. L'IA peut traiter d'énormes quantités d'informations, identifier les militants présumés, suivre leurs mouvements et générer des cibles potentielles bien plus rapidement que les officiers du renseignement humain. Pourtant, ce progrès technologique a engendré un paradoxe important : plus nous devenons efficaces pour trouver les terroristes, plus leur incitation à se cacher parmi les civils devient forte.
Le problème de l'identification
La guerre entre Israël et le Hamas illustre ce dilemme. Israël aurait utilisé des systèmes assistés par l'IA, tels que Gospel et Lavender, pour identifier des cibles potentielles et des membres présumés du Hamas. Combinées aux drones et à une surveillance persistante, ces technologies ont considérablement augmenté la vitesse et l'échelle auxquelles les cibles peuvent être identifiées.
Cependant, le Hamas est fortement incité à s'adapter à la supériorité technologique d'Israël. Lorsque les militants peuvent être détectés et ciblés presque n'importe où sur un champ de bataille de plus en plus transparent, les civils deviennent une forme de protection contre des forces technologiquement supérieures. Les tunnels, les quartiers densément peuplés et les installations civiles offrent des lieux pour dissimuler leurs activités.
Cela crée un sérieux problème d'identification. Les forces antiterroristes doivent distinguer les militants des civils, but les extrémistes violents rendent délibérément cette distinction de plus en plus difficile. Paradoxalement, par conséquent, les améliorations en matière de surveillance et d'identification ne se traduisent pas nécessairement par une meilleure protection des civils. Le progrès technologique peut encourager une adaptation stratégique qui met davantage de civils en danger.
Les limites des nouvelles technologies
Ce dilemme met en lumière une leçon plus large tirée de vingt-cinq ans d'efforts de lutte contre le terrorisme : la technologie militaire peut aider à résoudre le problème technique de la localisation et de la frappe des terroristes, mais elle ne peut à elle seule résoudre le problème politique de la défaite du terrorisme. La lutte contre le terrorisme dépend en fin de compte de la distinction entre militants et civils et du maintien de la confiance et de la coopération des populations locales. Les pertes civiles peuvent saper cette coopération, engendrer du ressentiment et offrir aux organisations extrémistes des opportunités de recrutement et de mobilisation.
L'erreur n'est donc pas d'employer des outils technologiques en évolution rapide dans la lutte contre le terrorisme, mais de supposer que ces outils produisent de meilleurs résultats stratégiques. Vingt-cinq ans après le 11 septembre, nous sommes devenus extraordinairement doués pour localiser les terroristes. Mais localiser les terroristes et vaincre le terrorisme ne sont pas la même chose. Alors que l'IA transforme la lutte contre le terrorisme, la protection des civils parmi lesquels les terroristes cherchent refuge pourrait devenir plus importante — et plus difficile — que jamais.
■ Consulter le mémo sur le site web du CoC
■ Hyunjin Choi_Professeur de science politique et de relations internationales à l'Université Kyung Hee.
■ Édité par : Jaehyun Im_Chercheur associé à l'EAI
Pour toute demande : 02 2277 1683 (poste 209) | jhim@eai.or.kr
*Ce texte est une traduction par IA d'un original rédigé en anglais. Certaines traductions ou nuances peuvent être inexactes.