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[Colonne] Réactions rapides aux résultats des élections américaines : la perspective sud-coréenne

Catégorie
Autres
Publié le
15 novembre 2016
Projets associés
Conseil des Conseils (COC)

[Note de l’éditeur]

Que signifie une administration Trump pour la gouvernance mondiale ? Quelle direction le président élu Donald Trump devrait-il prendre envers la péninsule coréenne ? Dans cette note d’information, Sook Jong Lee examine les implications de l’administration Trump pour la région Asie-Pacifique, en particulier en ce qui concerne la menace nucléaire posée par la Corée du Nord. Lee conclut sur une note positive, affirmant que l’espoir demeure que la nouvelle administration prouvera que les doutes quant à l’incapacité des États-Unis à maintenir un rôle de premier plan dans les affaires mondiales sont infondés.

Les pays de la région Asie-Pacifique attendent avec impatience de voir comment l’administration Trump formera sa politique envers la région. Durant sa campagne, le président élu Donald Trump n’a pas soutenu les engagements conventionnels envers la sécurité des alliés asiatiques des États-Unis. Ses politiques isolationnistes, si elles se concrétisent, affecteront grandement une région où le système d’alliances en étoile dirigé par les États-Unis a maintenu la stabilité et la paix pendant des décennies. Une préoccupation particulière est la possibilité que les voix de droite au Japon et en Corée du Sud, qui ont appelé à l’armement nucléaire ou à des défenses plus autonomes, soient amplifiées si la confiance dans les engagements de défense des États-Unis commence à vaciller. Un rejet du Partenariat Trans-Pacifique ou des renégociations de libre-échange avec la Corée du Sud seraient également de mauvais augure pour la croissance économique déjà troublée de la région. Un recul de la stratégie de rééquilibrage vers l’Asie de l’administration Obama laisserait un vide que la Chine est susceptible de combler. La plupart des pays asiatiques ne veulent pas perdre l’équilibrateur le plus efficace de la région face à une Chine affirmée.

La menace nucléaire posée par la Corée du Nord exigera des réponses politiques immédiates de la part de l’administration Trump. Deux décennies d’efforts de dénucléarisation infructueux ont conduit à de nouvelles propositions, telles qu’une frappe militaire ou, à l’autre extrême, des négociations inconditionnelles visant à geler les essais nucléaires et de missiles afin d’ouvrir la voie à des pourparlers sur un traité de paix. On ne sait pas lequel Trump poursuivra.

Une relance des efforts diplomatiques est hautement préférable à une solution militaire spectaculaire, mais le pire scénario serait celui dans lequel Trump négligerait d’agir. Si les États-Unis restent inactifs, il ne restera plus de temps pour inverser les capacités nucléaires de la Corée du Nord. Trump doit se concentrer sur des politiques innovantes pour pousser le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à comprendre que la possession d’armes nucléaires mine sa survie plutôt que de la garantir. Cette voie ne sera possible que si l’administration Trump consulte et agit conjointement avec la Corée du Sud.

L’administration Trump doit réaffirmer le rôle joué par les États-Unis dans la gouvernance mondiale. Le sentiment isolationniste et les profondes divisions sociales révélés par la campagne présidentielle ont laissé de nombreuses personnes dans le monde douter si les États-Unis disposent du soutien intérieur nécessaire pour maintenir un rôle de premier plan dans les affaires mondiales, mais l’espoir demeure que la nouvelle administration prouvera que ces doutes sont infondés. ■

Auteur

Sook Jong Lee
est présidente de l’East Asia Institute et professeure d’administration publique à l’Université Sungkyunkwan. Actuellement, Lee occupe des postes consultatifs au sein du gouvernement sud-coréen, notamment au sein du Groupe consultatif national de sécurité présidentiel, du Comité présidentiel pour la préparation à l’unification, et des conseils du Ministère des Affaires étrangères, du Ministère de l’Unification et de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA). Depuis 2015, elle est membre du Comité directeur du Mouvement mondial pour la démocratie. Elle est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’Université Harvard.

La colonne EAI présente des opinions nouvelles et constructives ainsi que des suggestions de politique sur la société et la politique coréennes, ainsi que sur les questions de sécurité en Asie de l’Est et de relations internationales, émanant d’experts reconnus.

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L’EAI est une organisation de recherche indépendante et à but non lucratif en Corée. Le contenu de cet article ne reflète pas nécessairement les points de vue de l’EAI.

*Ce texte est une traduction par IA d'un original rédigé en anglais. Certaines traductions ou nuances peuvent être inexactes.

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