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Division et tri des partis chez les électeurs sud-coréens : comparaison des élections présidentielles de 2012 et 2022
Note de l'éditeur
Kim Jeong, professeur associé à l'Université des études nord-coréennes, soutient que les élections présidentielles de 2022 ont révélé un tri partisan idéologique et affectif des électeurs. Il souligne que plus le degré d'accord avec certaines valeurs idéologiques est élevé, plus le tri partisan idéologique et affectif des électeurs est marqué, augmentant la probabilité de soutenir le parti politique qui promeut cette idéologie et de voter pour ce candidat. À cet égard, il explique la polarisation politique en la divisant en polarisation idéologique et polarisation affective, et avertit que si la première a des effets constructifs sur le développement qualitatif de la démocratie, la seconde peut entraîner des effets destructeurs.
1. Introduction
La polarisation politique des électeurs sud-coréens s'intensifie-t-elle ? Quel est l'impact de la polarisation politique sur les choix de vote des électeurs sud-coréens ? Quelles sont les implications de la polarisation politique des électeurs pour le développement de la démocratie sud-coréenne ? Cette étude est une tentative de répondre à ces trois questions.
La polarisation politique des électeurs peut être divisée en deux dimensions : la « polarisation idéologique » et la « polarisation affective », la première ayant des effets constructifs sur le développement de la démocratie, tandis que la seconde a des effets destructeurs. La polarisation politique des électeurs peut être comprise d'une part comme un phénomène de « divergence partisane » où l'hétérogénéité inter-camp des électeurs augmente, et d'autre part comme un phénomène de « tri partisan » où l'homogénéité intra-camp des électeurs augmente. Il est soutenu que les choix de vote des électeurs basés sur la divergence ou le tri partisan idéologique peuvent conduire au « développement démocratique », tandis que les choix de vote des électeurs basés sur la divergence ou le tri partisan affectif peuvent conduire au « recul démocratique ».
Cette étude vérifie les hypothèses théoriques concernant l'impact de la polarisation politique des électeurs sur le développement démocratique et les choix de vote, en utilisant comme objets empiriques les résultats des enquêtes de panel sur les élections présidentielles sud-coréennes de 2012 et 2022. La deuxième section développe une discussion conceptuelle sur la polarisation idéologique et affective, ainsi que sur la divergence et le tri partisans, et présente des hypothèses théoriques concernant l'impact de la polarisation politique des électeurs sur le développement démocratique et les choix de vote. La troisième section décrit la progression de la divergence partisane idéologique et affective, ainsi que du tri partisan idéologique et affectif, chez les électeurs sud-coréens en 2012 et 2022, rapporte l'analyse statistique de l'impact de la polarisation politique des électeurs sur les choix de vote, et résume les implications pour le développement de la démocratie sud-coréenne. En conséquence, elle révèle que le facteur politique déterminant les choix de vote des électeurs sud-coréens au cours de la dernière décennie est passé du tri partisan idéologique au tri partisan affectif, et résume les discussions théoriques et les découvertes empiriques.
2. Hypothèses théoriques : polarisation politique des électeurs, qualité de la démocratie, choix de vote
Cette section présente des hypothèses théoriques concernant l'impact de la polarisation politique des électeurs sur le développement démocratique au niveau macro et sur les choix de vote au niveau micro. La polarisation politique des électeurs peut être divisée en deux dimensions : la polarisation idéologique et la polarisation affective (Mason, 2018). Premièrement, la polarisation idéologique fait référence à la tendance des électeurs divisés en deux camps sur un espace unidimensionnel, où l'adhésion aux valeurs progressistes se situe à une extrémité et l'adhésion aux valeurs conservatrices à l'autre, à se déplacer dans des directions opposées (Levendusky and Pope, 2011). Deuxièmement, la polarisation affective fait référence à la tendance des électeurs divisés en deux camps sur un espace unidimensionnel, où l'antipathie envers les partis progressistes se situe à une extrémité et l'antipathie envers les partis conservateurs à l'autre, à se déplacer dans des directions opposées (Druckman et al., Forthcoming).
L'impact de la polarisation politique des électeurs sur la qualité de la démocratie peut varier en fonction de sa nature (Stavrakakis, 2018). Premièrement, la progression de la polarisation idéologique résulte d'un processus politique où la concurrence entre partis offre des choix clairs aux électeurs et rend les différences de politiques partisanes vérifiables, et peut ainsi avoir un effet constructif contribuant au développement de la démocratie (McCoy and Somer, 2019). Deuxièmement, la progression de la polarisation affective résulte d'un processus politique où la concurrence entre partis est perçue par les électeurs comme un champ de bataille entre camps hostiles, les amenant à percevoir le camp adverse comme une menace existentielle, et peut ainsi avoir un effet destructeur allant à l'encontre du développement de la démocratie (Somer, McCoy, and Luke, 2021).
Tableau 1 : Polarisation idéologique, polarisation affective, qualité de la démocratie
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| Polarisation idéologique | |||
| Faible | Élevée | ||
| Polarisation affective | Faible | (2) Risque de stagnation démocratique | (1) Développement démocratique |
| Élevée | (3) Risque de recul démocratique | (4) Risque d'effondrement démocratique |
Le Tableau 1 typifie la relation entre la polarisation idéologique et affective des électeurs et la qualité de la démocratie. (1) Si le niveau de polarisation idéologique est élevé et le niveau de polarisation affective est faible, l'effet du premier peut compenser l'effet du second, contribuant ainsi au « développement démocratique ». (2) Si le niveau de polarisation idéologique est faible et le niveau de polarisation affective est faible, les effets du premier et du second se compensent mutuellement, créant un risque de « stagnation démocratique ». (3) Si le niveau de polarisation idéologique est faible et le niveau de polarisation affective est élevé, l'effet du second peut compenser l'effet du premier, créant un risque de « recul démocratique ». (4) Si le niveau de polarisation idéologique est élevé et le niveau de polarisation affective est élevé, les effets du premier et du second se renforcent mutuellement, créant un risque d'« effondrement démocratique ».
Il existe deux approches pour comprendre et saisir la polarisation politique : la considérer comme un phénomène de divergence partisane ou comme un phénomène de tri partisan (Lelkes, 2016). Premièrement, la divergence partisane désigne l'augmentation de l'hétérogénéité entre deux camps divisés sur le plan idéologique ou affectif. La divergence partisane idéologique est l'élargissement des différences politiques entre le camp des électeurs qui adhèrent aux valeurs progressistes et soutiennent les partis progressistes, et le camp des électeurs qui adhèrent aux valeurs conservatrices et soutiennent les partis conservateurs. La divergence partisane affective est l'élargissement des différences émotionnelles entre le camp des électeurs qui ont une aversion pour les partis conservateurs et soutiennent les partis progressistes, et le camp des électeurs qui ont une aversion pour les partis progressistes et soutiennent les partis conservateurs (Fiorina, 2017). Deuxièmement, le tri partisan désigne l'augmentation de l'homogénéité au sein de deux camps divisés sur le plan idéologique ou affectif. Le tri partisan idéologique est l'augmentation du pourcentage d'électeurs qui adhèrent aux valeurs progressistes (conservatrices) au sein du camp des électeurs qui soutiennent le parti progressiste (conservateur). Le tri partisan affectif est l'augmentation du pourcentage d'électeurs qui ont une aversion pour le parti conservateur (progressiste) au sein du camp des électeurs qui soutiennent le parti progressiste (conservateur) (Levendusky, 2009).
Tableau 2 : Divergence partisane, tri partisan, choix de vote
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| Divergence partisane | |||
| Faible | Élevée | ||
| Tri partisan | Faible | (2) Divergence partisane → Vote partisan (X) Tri partisan → Vote partisan (X) | (1) Divergence partisane → Vote partisan (O) Tri partisan → Vote partisan (X) |
| Élevée | (3) Divergence partisane → Vote partisan (X) Tri partisan → Vote partisan (O) | (4) Divergence partisane → Vote partisan (O) Tri partisan → Vote partisan (O) |
Le Tableau 2 typifie la relation entre la divergence et le tri partisans des électeurs et les choix de vote. (1) Si le degré de divergence partisane est élevé et le degré de tri partisan est faible, la probabilité que les électeurs votent de manière partisane augmente en raison de l'effet de la première. (2) Si le degré de divergence partisane est faible et le degré de tri partisan est faible, les effets du premier et du second se compensent mutuellement, réduisant la probabilité que les électeurs votent de manière partisane. (3) Si le degré de divergence partisane est faible et le degré de tri partisan est élevé, la probabilité que les électeurs votent de manière partisane augmente en raison de l'effet du second. (4) Si le degré de divergence partisane est élevé et le degré de tri partisan est élevé, les effets du premier et du second se renforcent mutuellement, augmentant la probabilité que les électeurs votent de manière partisane.
En résumé, les discussions ci-dessus permettent de tirer les implications observables suivantes. (1) Si le degré de divergence partisane idéologique augmente, la probabilité de vote partisan des électeurs augmentera, entraînant un impact positif sur le développement démocratique. (2) Si le degré de divergence partisane affective augmente, la probabilité de vote partisan des électeurs augmentera, entraînant un impact négatif sur le développement démocratique. (3) Si le degré de tri partisan idéologique augmente, la probabilité de vote partisan des électeurs augmentera, entraînant un impact positif sur le développement démocratique. (4) Si le degré de tri partisan affectif augmente, la probabilité de vote partisan des électeurs augmentera, entraînant un impact négatif sur le développement démocratique.
3. Vérification empirique : comparaison des résultats des enquêtes de panel sur les élections présidentielles sud-coréennes de 2012 et 2022
Cette section vérifie les hypothèses théoriques concernant l'impact de la polarisation politique des électeurs sur le développement démocratique et les choix de vote, en utilisant comme objets empiriques les résultats des enquêtes de panel sur les élections présidentielles sud-coréennes de 2012 et 2022.[1]
Figure 1 : Résultats des élections présidentielles sud-coréennes, 1963-2022[2]
Source : Système de statistiques électorales de la Commission électorale nationalehttp://info.nec.go.kr/(Consulté le 24 avril 2022).
La Figure 1 représente les résultats des élections présidentielles de 1963 à 2022 sous forme de nuage de points, avec le « degré de compétition entre les deux principaux partis » sur l'axe horizontal et le « degré de mobilisation des deux principaux partis » sur l'axe vertical. Le « degré de compétition entre les deux principaux partis » est la valeur inversée de la différence des pourcentages de voix des deux principaux partis, et le « degré de mobilisation des deux principaux partis » est la somme des pourcentages de voix des deux principaux partis. Les points d'observation situés à droite de la valeur supérieure du « degré de compétition entre les deux principaux partis », représenté par une ligne continue reliant le haut et le bas, indiquent une compétition bipartisane « hyper-compétitive », tandis que les points d'observation situés au-dessus de la valeur supérieure du « degré de mobilisation des deux principaux partis », représenté par une ligne continue reliant la gauche et la droite, indiquent une compétition bipartisane « hyper-mobilisatrice ». Les points d'observation comparables à l'élection de 2022, qui a enregistré un « degré de compétition entre les deux principaux partis » de 0,007 et un « degré de mobilisation des deux principaux partis » de 0,955, sont l'élection de 2012, qui a enregistré un « degré de compétition entre les deux principaux partis » de 0,035 et un « degré de mobilisation des deux principaux partis » de 0,996, et l'élection de 2002, qui a enregistré un « degré de compétition entre les deux principaux partis » de 0,023 et un « degré de mobilisation des deux principaux partis » de 0,946. Ci-dessous, nous comparerons les résultats des enquêtes de panel sur les élections présidentielles de 2012 et 2022 parmi ces trois points d'observation.[3]
① Divergence partisane des électeurs sud-coréens
La divergence partisane idéologique ou affective est mesurée de trois manières. Premièrement, la densité de noyau (kernel density estimate) de la distribution idéologique ou affective des électeurs est tracée. Il s'agit d'une visualisation de la distribution idéologique ou affective des électeurs qui, bien que manquant de précision, permet un jugement intuitif. Deuxièmement, le coefficient de bimodalisme de la distribution idéologique ou affective des électeurs est calculé.[4]
Un coefficient de bimodalisme de 1 signifie une distribution bimodale parfaite, et 0 signifie une distribution unimodale parfaite. Si le coefficient de bimodalisme dépasse 0,55, on considère que la distribution idéologique ou affective des électeurs est polarisée. Troisièmement, on mesure la différence moyenne d'idéologie entre le camp des électeurs qui adhèrent aux valeurs progressistes et soutiennent les partis progressistes, et le camp des électeurs qui adhèrent aux valeurs conservatrices et soutiennent les partis conservateurs, ou la différence moyenne d'affect entre le camp des électeurs qui ont une aversion pour les partis conservateurs et soutiennent les partis progressistes, et le camp des électeurs qui ont une aversion pour les partis progressistes et soutiennent les partis conservateurs. Le degré de divergence partisane idéologique ou affective est estimé par la différence de score entre les deux camps.
La Figure 2 compare la divergence partisane idéologique et affective des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022, représentée par une estimation de la densité de noyau. Sur l'axe horizontal de la divergence partisane idéologique à gauche, 0 représente le maximum d'adhésion aux valeurs progressistes, et 10 représente le maximum d'adhésion aux valeurs conservatrices. Sur l'axe horizontal de la divergence partisane affective à droite, 0 représente le maximum d'aversion pour les partis conservateurs, et 10 représente le maximum d'aversion pour les partis progressistes. Le score de 0 représente la substitution du score affectif partisan (obtenu en soustrayant le score d'attrait pour les partis progressistes (0-10) du score d'attrait pour les partis conservateurs (0-10), allant de -10 à 10) par une échelle de 0 à 10.
Figure 2 : Divergence partisane des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 : estimation de la densité de noyau[5]
Source : Divergence partisane idéologique : Enquête 7 sur les panels des élections générales et présidentielles de 2012 de l'Institut d'études est-asiatiques, question de fond 1, et Enquête 2 sur les panels des élections présidentielles de 2022 de l'Institut d'études est-asiatiques, question de fond 6. Divergence partisane affective : Enquête 7 sur les panels des élections générales et présidentielles de 2012 de l'Institut d'études est-asiatiques, questions 6-1-3 et 6-1-4, et Enquête 2 sur les panels des élections présidentielles de 2022 de l'Institut d'études est-asiatiques, questions 9-1 et 9-2. Données de 2012https://kossda.snu.ac.kr/ (date d'accès : 24 avril 2022).
La division partisane idéologique semble montrer une légère augmentation des électeurs progressistes et une légère diminution des électeurs conservateurs en 2022 par rapport à 2012, tandis que le nombre d'électeurs modérés a diminué. La division partisane émotionnelle semble montrer une légère augmentation des électeurs conservateurs hostiles et une légère augmentation des électeurs progressistes hostiles en 2022 par rapport à 2012, tandis que le nombre d'électeurs aux sentiments neutres a considérablement diminué. Bien que nous puissions confirmer que la division partisane idéologique et la division partisane émotionnelle ont progressé au cours de la dernière décennie, il est indéniable que les deux dimensions de la division partisane sont plus proches d'une distribution unimodale que d'une distribution bimodale. La division partisane idéologique et émotionnelle des électeurs sud-coréens, observée visuellement, semble éloignée d'un phénomène de polarisation.
[Tableau 3] Division partisane des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 : coefficient de bimodalité[6]
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| 2012 | 2022 | |
| Coefficient de bimodalité idéologique | 0.336 | 0.418 |
| Coefficient de bimodalité émotionnelle | 0.345 | 0.372 |
Le [Tableau 3] compare la division partisane idéologique et émotionnelle des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 en calculant le coefficient de bimodalité. Le coefficient de bimodalité de la division partisane idéologique a augmenté de 0,082, passant de 0,336 en 2012 à 0,418 en 2022, et le coefficient de bimodalité de la division partisane émotionnelle a augmenté de 0,027, passant de 0,345 en 2012 à 0,372 en 2022. Cependant, ces valeurs ne parviennent pas à atteindre le seuil de 0,55 pour une distribution bimodale. La division partisane idéologique et émotionnelle des électeurs sud-coréens, confirmée par des statistiques descriptives, semble éloignée d'un phénomène de polarisation.
[Tableau 4] Division partisane des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 : différence moyenne[7]
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| Soutien au parti en 2012 | Soutien au parti en 2022 | |||||
| Démocratique Uni | Sans affiliation | Saenuri | Démocrate | Sans affiliation | Pouvoir du peuple | |
| Moyenne idéologique | 4.54 | 5.07 | 6.96 | 3.83 | 5.16 | 6.88 |
| Taille de l'échantillon | 294 | 418 | 457 | 321 | 337 | 325 |
| Pourcentage | 25.15% | 35.76% | 39.09% | 32.66% | 34.28% | 33.06% |
| Moyenne émotionnelle | 3.44 | 4.60 | 6.83 | 2.44 | 4.91 | 7.73 |
| Taille de l'échantillon | 298 | 416 | 466 | 326 | 336 | 330 |
| Pourcentage | 25.25% | 35.25% | 39.49% | 32.86% | 33.87% | 33.26% |
Source : Soutien aux partis : Enquête longitudinale sur les électeurs en Asie de l'Est (EAI) pour les élections générales de 2012 et la présidentielle de 2012, question 7, et enquête longitudinale sur les électeurs pour la présidentielle de 2022 (EAI), première enquête, question 9. Le reste est identique à la [Figure 2]. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/ (Consulté le : 24 avril 2022).
Le [Tableau 4] compare les différences moyennes d'idéologie et de sentiments entre les électeurs soutenant les partis progressistes et les électeurs soutenant les partis conservateurs, concernant la division partisane idéologique et affective des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022. Premièrement, la moyenne idéologique des électeurs soutenant les partis progressistes s'est déplacée de 4,5 en 2012 à 3,8 en 2022, soit un déplacement de 0,7 vers la gauche, tandis que la moyenne idéologique des électeurs soutenant les partis conservateurs s'est déplacée de 7,0 en 2012 à 6,9 en 2022, soit un déplacement de 0,1 vers la gauche. La différence moyenne d'idéologie entre les électeurs soutenant les partis progressistes et les électeurs soutenant les partis conservateurs a augmenté de 2,5 en 2012 à 3,1 en 2022, soit une augmentation de 0,6. Deuxièmement, la moyenne affective des électeurs soutenant les partis progressistes s'est déplacée de 3,4 en 2012 à 2,4 en 2022, soit un déplacement de 1,0 vers la gauche, tandis que la moyenne affective des électeurs soutenant les partis conservateurs s'est déplacée de 6,8 en 2012 à 7,7 en 2022, soit un déplacement de 0,9 vers la droite. La différence moyenne affective entre les électeurs soutenant les partis progressistes et les électeurs soutenant les partis conservateurs a augmenté de 3,4 en 2012 à 5,3 en 2022, soit une augmentation de 1,9. Troisièmement, la proportion d'électeurs sans affiliation partisane a diminué de 1,5 point de pourcentage, passant de 35,8 % en 2012 à 34,3 % en 2022 pour la division partisane idéologique, et de 1,4 point de pourcentage, passant de 35,3 % en 2012 à 33,9 % en 2022 pour la division partisane affective. Cependant, en raison de la présence d'électeurs sans affiliation partisane représentant plus d'un tiers de l'ensemble des électeurs, la distribution du soutien partisan des électeurs ne s'approche pas d'une distribution bimodale. C'est pourquoi il serait prématuré de juger de la division partisane idéologique ou affective comme un phénomène de polarisation, en se basant uniquement sur l'augmentation de la différence moyenne d'idéologie ou de sentiments entre les électeurs soutenant les partis progressistes et les électeurs soutenant les partis conservateurs.[8]
② Alignement partisan des électeurs sud-coréens
L'alignement partisan idéologique ou affectif est mesuré de trois manières. Premièrement, on représente graphiquement l'estimation de la densité du noyau des distributions idéologiques ou affectives des électeurs soutenant les partis progressistes ou conservateurs. Il s'agit d'une visualisation des distributions idéologiques ou affectives des électeurs des deux camps, qui permet un jugement intuitif bien que la précision ne soit pas élevée. Deuxièmement, on calcule le coefficient de chevauchement (overlapping coefficient) des distributions idéologiques ou affectives des électeurs des deux camps.[9]
Un coefficient de chevauchement de 1 signifie un chevauchement complet des distributions des deux camps, tandis que 0 signifie une séparation complète. Troisièmement, on compare la composition idéologique ou affective des électeurs soutenant les partis progressistes à celle des électeurs soutenant les partis conservateurs. Le degré d'alignement partisan idéologique ou affectif est estimé par l'augmentation ou la diminution du pourcentage d'électeurs qui adhèrent aux valeurs progressistes ou qui ont des sentiments négatifs envers les partis conservateurs parmi les électeurs soutenant les partis progressistes, et du pourcentage d'électeurs qui adhèrent aux valeurs conservatrices ou qui ont des sentiments négatifs envers les partis progressistes parmi les électeurs soutenant les partis conservateurs.
La [Figure 3] compare l'alignement partisan idéologique et affectif des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022, représenté par une estimation de la densité du noyau. Sur l'axe horizontal de l'alignement partisan idéologique en haut, 0 représente le maximum d'accord avec les valeurs progressistes, et 10 représente le maximum d'accord avec les valeurs conservatrices. Sur l'axe horizontal de l'alignement partisan affectif en bas, 0 représente le maximum d'antipathie envers les partis conservateurs, et 10 représente le maximum d'antipathie envers les partis progressistes.
En ce qui concerne l'alignement partisan idéologique, par rapport à 2012, la proportion d'électeurs ayant des tendances progressistes semble avoir augmenté au sein de la composition des électeurs soutenant les partis progressistes en 2022, tandis que la proportion d'électeurs ayant des tendances centristes et conservatrices semble avoir diminué. La proportion d'électeurs ayant des tendances conservatrices n'a pas beaucoup changé au sein de la composition des électeurs soutenant les partis conservateurs, tandis que la proportion d'électeurs ayant des tendances centristes semble avoir augmenté et celle des électeurs ayant des tendances progressistes semble avoir diminué. Malgré les changements dans la composition des électeurs des deux camps, une superposition d'une ampleur considérable peut être observée entre les distributions des électeurs soutenant les partis progressistes et celles des électeurs soutenant les partis conservateurs, ce qui suggère qu'il est difficile de dire que l'alignement partisan idéologique a considérablement progressé au cours des dix dernières années.
Concernant la division partisane affective, par rapport à 2012, la proportion d'électeurs ayant une antipathie envers les partis conservateurs semble avoir considérablement augmenté au sein de la composition des électeurs soutenant les partis progressistes en 2022, tandis que la proportion d'électeurs neutres affectivement et ayant une antipathie envers les partis progressistes semble avoir considérablement diminué. La proportion d'électeurs ayant une antipathie envers les partis progressistes semble avoir considérablement augmenté au sein de la composition des électeurs soutenant les partis conservateurs, tandis que la proportion d'électeurs ayant des sentiments neutres et une antipathie envers les partis conservateurs semble avoir considérablement diminué. En raison des changements dans la composition des électeurs des deux camps, une réduction de l'ampleur du chevauchement entre les distributions des électeurs soutenant les partis progressistes et celles des électeurs soutenant les partis conservateurs peut être observée, ce qui suggère qu'il est raisonnable de dire que l'alignement partisan affectif a considérablement progressé au cours des dix dernières années. L'alignement partisan idéologique des électeurs sud-coréens, observé visuellement, semble éloigné d'un phénomène de polarisation, mais l'alignement partisan affectif des électeurs sud-coréens peut être évalué comme s'approchant d'un phénomène de polarisation.
[Figure 3] Alignement partisan des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 : Estimation de la densité du noyau[10]
Le [Tableau 5] compare l'alignement partisan idéologique et affectif des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 en calculant le coefficient de chevauchement. Le coefficient de chevauchement de l'alignement partisan idéologique a diminué de 0,096, passant de 0,534 en 2012 à 0,438 en 2022, mais il est difficile de nier que l'ampleur du chevauchement entre les distributions des électeurs des deux camps est relativement grande pour qualifier ce résultat de phénomène de polarisation. Le coefficient de chevauchement de l'alignement partisan affectif a diminué de 0,149, passant de 0,245 en 2012 à 0,096 en 2022, et comme l'ampleur du chevauchement entre les distributions des électeurs des deux camps est devenue très relativement petite, il n'est pas déraisonnable de qualifier ce résultat de phénomène de polarisation. L'alignement partisan idéologique des électeurs sud-coréens, confirmé par des statistiques descriptives, semble éloigné d'un phénomène de polarisation, mais l'alignement partisan affectif peut être raisonnablement évalué comme s'approchant en réalité d'un phénomène de polarisation.
[Tableau 5] Alignement partisan des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 : Coefficient de chevauchement[11]
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| 2012 | 2022 | |
| Coefficient de chevauchement idéologique | 0.534 | 0.438 |
| Coefficient de chevauchement affectif | 0.245 | 0.096 |
[Tableau 6] Alignement partisan idéologique et affectif des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022 : Différence de proportion[12]
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| Soutien partisan en 2012 | Soutien partisan en 2022 | |||||
| Démocratique Uni | Sans affiliation | Saenuri | Démocrate | Sans affiliation | Pouvoir au peuple | |
| Tendance progressiste | 40.48% | 25.60% | 5.47% | 51.71% | 21.66% | 2.46% |
| Centriste | 39,12% | 44,26% | 23,63% | 35,51% | 46,29% | 30,46% |
| Conservateur | 20,41% | 30,14% | 70,90% | 12,77% | 32,05% | 67,08% |
| Antipathie pour les conservateurs | 43,29% | 12,74% | 0,21% | 71,78% | 18,45% | 0,61% |
| Sentiment neutre | 54,36% | 85,34% | 55,15% | 27,91% | 65,18% | 26,36% |
| Antipathie pour les progressistes | 2,35% | 1,92% | 44,64% | 0,31% | 16,37% | 73,03% |
Le [Tableau 6] compare l'alignement partisan idéologique et émotionnel des électeurs sud-coréens en 2012 et 2022, en comparant la composition idéologique ou émotionnelle des camps des électeurs soutenant les partis progressistes et des électeurs soutenant les partis conservateurs. Le degré d'alignement partisan idéologique ou émotionnel est mesuré par l'augmentation ou la diminution du pourcentage d'électeurs adhérant aux valeurs progressistes ou ayant une aversion pour les partis conservateurs parmi les électeurs soutenant les partis progressistes, et par l'augmentation ou la diminution du pourcentage d'électeurs adhérant aux valeurs conservatrices ou ayant une aversion pour les partis progressistes parmi les électeurs soutenant les partis conservateurs.
En ce qui concerne l'alignement partisan idéologique, premièrement, le pourcentage d'électeurs centristes dans le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a diminué de 3,6 points de pourcentage, passant de 39,1 % en 2012 à 35,5 % en 2022, tandis que le pourcentage d'électeurs centristes dans le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs a augmenté de 6,9 points de pourcentage, passant de 23,6 % en 2012 à 30,5 % en 2022. Deuxièmement, le pourcentage d'électeurs conservateurs dans le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a diminué de 7,6 points de pourcentage, passant de 20,4 % en 2012 à 12,8 % en 2022, tandis que le pourcentage d'électeurs progressistes dans le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs a diminué de 3,0 points de pourcentage, passant de 5,5 % en 2012 à 2,5 % en 2022. Troisièmement, le pourcentage d'électeurs progressistes dans le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a augmenté de 11,2 points de pourcentage, passant de 40,5 % en 2012 à 51,7 % en 2022, tandis que le pourcentage d'électeurs conservateurs dans le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs a diminué de 3,8 points de pourcentage, passant de 70,9 % en 2012 à 67,1 % en 2022. Alors que le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a connu un effet d'intensification constant de l'alignement partisan idéologique en raison de l'augmentation du pourcentage d'électeurs progressistes et de la diminution des pourcentages d'électeurs centristes et conservateurs, le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs n'a pas connu un tel effet d'intensification constant, malgré la diminution du pourcentage d'électeurs progressistes, en raison de l'augmentation du pourcentage d'électeurs centristes et de la diminution du pourcentage d'électeurs conservateurs.
En ce qui concerne l'alignement partisan émotionnel, premièrement, le pourcentage d'électeurs ayant une aversion pour les conservateurs dans le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a augmenté de 28,5 points de pourcentage, passant de 43,3 % en 2012 à 71,8 % en 2022, tandis que le pourcentage d'électeurs ayant une aversion pour les progressistes dans le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs a augmenté de 28,4 points de pourcentage, passant de 44,6 % en 2012 à 73,0 % en 2022. Deuxièmement, le pourcentage d'électeurs ayant une aversion pour les progressistes dans le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a diminué de 2,1 points de pourcentage, passant de 2,4 % en 2012 à 0,3 % en 2022, tandis que le pourcentage d'électeurs ayant une aversion pour les conservateurs dans le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs a augmenté de 0,4 point de pourcentage, passant de 0,2 % en 2012 à 0,6 % en 2022. Troisièmement, le pourcentage d'électeurs ayant un sentiment neutre dans le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a diminué de 26,5 points de pourcentage, passant de 54,4 % en 2012 à 27,9 % en 2022, tandis que le pourcentage d'électeurs ayant un sentiment neutre dans le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs a diminué de 28,8 points de pourcentage, passant de 55,2 % en 2012 à 26,4 % en 2022. Le camp des électeurs soutenant les partis progressistes a montré un effet d'intensification constant de l'alignement partisan émotionnel en raison de l'augmentation significative du pourcentage d'électeurs ayant une aversion pour les conservateurs et de la diminution significative du pourcentage d'électeurs émotionnellement neutres. Le camp des électeurs soutenant les partis conservateurs a également montré un effet d'intensification constant de l'alignement partisan émotionnel en raison de l'augmentation significative du pourcentage d'électeurs ayant une aversion pour les progressistes et de la diminution significative du pourcentage d'électeurs émotionnellement neutres. Au cours des dix dernières années, l'alignement partisan émotionnel s'est considérablement intensifié, et les résultats peuvent être qualifiés de polarisation sans hésitation.
En résumé, au cours des dix dernières années, la division et l'alignement partisans des électeurs sud-coréens se sont intensifiés à la fois sur les plans idéologique et émotionnel. Néanmoins, étant donné que la distribution du soutien partisan des électeurs est loin d'une distribution bimodale, il est difficile de qualifier l'un ou l'autre de polarisation. Bien qu'il soit difficile de qualifier l'alignement partisan idéologique de polarisation en raison du chevauchement encore considérable entre les distributions des électeurs des deux camps, il est raisonnable de qualifier l'alignement partisan émotionnel de polarisation car le chevauchement entre les distributions des électeurs des deux camps a presque disparu.
③ Polarisation politique des électeurs sud-coréens et choix de vote
En utilisant les résultats des enquêtes de panel sur les élections présidentielles sud-coréennes de 2012 et 2022 comme objets empiriques, nous avons vérifié statistiquement si l'alignement partisan des électeurs avait effectivement influencé leur choix de vote. En considérant le choix de vote des électeurs comme variable dépendante, nous avons tenté quatre analyses de régression logistique multivariée : un modèle de choix du candidat Moon Jae-in du Parti Démocrate Unifié en 2012, un modèle de choix du candidat Park Geun-hye du Saenuri Party en 2012, un modèle de choix du candidat Lee Jae-myung du Parti Démocrate en 2022, et un modèle de choix du candidat Yoon Suk-yeol du People Power Party en 2022. La variable dépendante a été codée 1 si le candidat a été choisi et 0 s'il ne l'a pas été.[13]
L'alignement partisan idéologique a été codé comme suit : pour les électeurs soutenant les partis progressistes, un score de 0 à 4 sur l'échelle idéologique correspond à -4, un score de 5 à -3, et un score de 6 à 10 à -2 ; pour les électeurs indécis, un score de 0 à 4 correspond à -1, un score de 5 à 0, et un score de 6 à 10 à 1 ; pour les électeurs soutenant les partis conservateurs, un score de 0 à 4 correspond à 2, un score de 5 à 3, et un score de 6 à 10 à 4.[14]Plus le niveau d'alignement entre le soutien aux partis progressistes et l'adhésion aux valeurs progressistes est élevé, plus la valeur négative est grande ; plus le niveau d'alignement entre le soutien aux partis conservateurs et l'adhésion aux valeurs conservatrices est élevé, plus la valeur positive est grande.
L'alignement partisan émotionnel a été codé comme suit : pour les électeurs soutenant les partis progressistes, un score émotionnel partisan de -10 à -4 correspond à -4, un score de -3 à 3 à -3, et un score de 4 à 10 à -2 ; pour les électeurs indécis, un score de -10 à -4 correspond à -1, un score de -3 à 3 à 0, et un score de 4 à 10 à 1 ; pour les électeurs soutenant les partis conservateurs, un score de -10 à -4 correspond à 2, un score de -3 à 3 à 3, et un score de 4 à 10 à 4.[15]Plus le niveau d'alignement entre le soutien aux partis progressistes et l'aversion pour les partis conservateurs est élevé, plus la valeur négative est grande ; plus le niveau d'alignement entre le soutien aux partis conservateurs et l'aversion pour les partis progressistes est élevé, plus la valeur positive est grande.
Les variables de contrôle sont les suivantes. Premièrement, la variable générationnelle a été opérationnalisée en variables indicatrices pour les électeurs de moins de 30 ans, les électeurs de 30 ans, les électeurs de 40 ans, les électeurs de 50 ans et les électeurs de 60 ans et plus, où 1 indique l'appartenance à cette génération et 0 sinon.[16] La catégorie de référence est celle des électeurs de 60 ans et plus. Deuxièmement, la variable régionale a été opérationnalisée en variables indicatrices pour les électeurs de la région de Séoul, de la région d'Incheon-Gyeonggi, de la région de Daejeon-Chungbuk-Chungnam (2012) ou Daejeon-Sejong-Chungcheong (2022), de la région de Gwangju-Jeonbuk-Jeonnam, de la région de Daegu-Gyeongbuk, de la région de Busan-Ulsan-Gyeongnam et de la région de Gangwon-Jeju, où 1 indique l'appartenance à cette région et 0 sinon.[17] La catégorie de référence est celle des électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk. Quatrièmement, la variable genre a été codée 1 pour les hommes et 0 pour les femmes.[18]Cinquièmement, la variable niveau d'éducation a été codée 1 pour les diplômés du secondaire ou moins, et 0 pour les étudiants universitaires ou plus.[19] Sixièmement, pour la variable revenu du ménage, en 2012, les revenus inférieurs à 1 million de won ont été codés 1, de 1 million à moins de 2 millions de won comme 2, de 2 millions à moins de 4 millions de won comme 3, de 4 millions à moins de 5 millions de won comme 4, de 5 millions à 7 millions de won inclus comme 5, et plus de 7 millions de won comme 6 ; en 2022, les revenus inférieurs à 2 millions de won ont été codés 1, de 2 millions à moins de 3 millions de won comme 2, de 3 millions à moins de 4 millions de won comme 3, de 4 millions à moins de 5 millions de won comme 4, de 5 millions à moins de 6 millions de won comme 5, de 6 millions à moins de 7 millions de won comme 6, et 7 millions de won ou plus comme 7.[20] Les [Tableaux 7] et [Tableau 8] résument les statistiques descriptives des modèles de choix des candidats à l'élection présidentielle sud-coréenne pour 2012 et 2022, respectivement.
[Tableau 7] Résumé des statistiques descriptives du modèle de choix des candidats à l'élection présidentielle sud-coréenne de 2012
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| Variable moyenne | Écart-type | Minimum | Maximum | |
| Moon Jae-in | 0.437 | 0.496 | 0 | 1 |
| Park Geun-hye | 0.520 | 0.500 | 0 | 1 |
| Alignement partisan idéologique | 0.624 | 2.805 | -4 | 4 |
| Alignement partisan affectif | 0.427 | 2.752 | -4 | 4 |
| Moins de 30 ans | 0.118 | 0.322 | 0 | 1 |
| 30 ans | 0.213 | 0.410 | 0 | 1 |
| 40 ans | 0.223 | 0.416 | 0 | 1 |
| 50 ans | 0.224 | 0.417 | 0 | 1 |
| Séoul | 0.210 | 0.408 | 0 | 1 |
| Incheon·Gyeonggi | 0.301 | 0.459 | 0 | 1 |
| Daejeon·Chungbuk·Chungnam | 0.099 | 0.299 | 0 | 1 |
| Gwangju·Jeonbuk·Jeonnam | 0.090 | 0.286 | 0 | 1 |
| Busan·Ulsan·Gyeongnam | 0.149 | 0.356 | 0 | 1 |
| Gangwon·Jeju | 0.039 | 0.194 | 0 | 1 |
| Gender | 0.537 | 0.499 | 0 | 1 |
| Education | 0.488 | 0.500 | 0 | 1 |
| Household Income | 3.422 | 1.319 | 1 | 6 |
N observations: 1,122.
[Table 8] Descriptive Statistics Summary of the 2022 South Korean Presidential Election Candidate Choice Model
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| Variable | Mean | Standard Deviation | Minimum | Maximum |
| Lee Jae-myung | 0.456 | 0.498 | 0 | 1 |
| Yoon Suk-yeol | 0.483 | 0.500 | 0 | 1 |
| Ideological Party Identification | 0.132 | 2.956 | -4 | 4 |
| Affective Party Identification | 0.014 | 3.084 | -4 | 4 |
| Moins de 30 ans | 0.143 | 0.350 | 0 | 1 |
| 30 ans | 0.172 | 0.378 | 0 | 1 |
| 40 ans | 0.195 | 0.397 | 0 | 1 |
| 50 ans | 0.206 | 0.405 | 0 | 1 |
| Séoul | 0.180 | 0.385 | 0 | 1 |
| Incheon·Gyeonggi | 0.316 | 0.465 | 0 | 1 |
| Daejeon·Sejong·Chungcheong | 0.116 | 0.320 | 0 | 1 |
| Gwangju·Jeonbuk·Jeonnam | 0.090 | 0.286 | 0 | 1 |
| Busan·Ulsan·Gyeongnam | 0.152 | 0.359 | 0 | 1 |
| Gangwon·Jeju | 0.050 | 0.219 | 0 | 1 |
| Genre | 0.507 | 0.500 | 0 | 1 |
| Niveau d'éducation | 0.302 | 0.460 | 0 | 1 |
| Revenu du ménage | 4.323 | 2.158 | 1 | 7 |
Nombre d'observations : 916.
[Figure 4] Résultats de l'analyse de régression du modèle de choix du candidat à l'élection présidentielle sud-coréenne de 2012[21]
[La Figure 4] présente les résultats de l'analyse de régression du modèle de choix du candidat à l'élection présidentielle sud-coréenne de 2012. Dans le modèle de choix du candidat Moon Jae-in, à gauche, premièrement, l'alignement partisan idéologique a eu un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,001, et l'alignement partisan affectif a eu un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,05. En termes de rapport de cotes (odds ratio), une augmentation d'un point du score idéologique réduit la probabilité de voter pour Moon Jae-in d'environ 40 %, et une augmentation d'un point du score affectif réduit la probabilité de voter pour Moon Jae-in d'environ 25 %. Deuxièmement, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, les électeurs de moins de 30 ans ont montré un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,01, et les électeurs de 30 ans et les électeurs de 40 ans ont montré un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,05. En termes de rapport de cotes, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, la probabilité que les électeurs de moins de 30 ans votent pour Moon Jae-in est environ 2,8 fois plus élevée, et la probabilité que les électeurs de 30 ans et les électeurs de 40 ans votent pour Moon Jae-in est environ 2,0 fois plus élevée. L'effet des électeurs de 50 ans n'a pas été statistiquement significatif. Troisièmement, par rapport aux électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk, les électeurs de la région de Daejeon-Chungbuk-Chungnam ont montré un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,05, et les électeurs de la région de Gwangju-Jeonbuk-Jeonnam ont montré un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,01. En termes de rapport de cotes, par rapport aux électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk, la probabilité que les électeurs de la région de Daejeon-Chungbuk-Chungnam votent pour Moon Jae-in est environ 2,4 fois plus élevée, et la probabilité que les électeurs de la région de Gwangju-Jeonbuk-Jeonnam votent pour Moon Jae-in est environ 3,7 fois plus élevée. L'effet des électeurs des autres régions n'a pas été statistiquement significatif. Les résultats des variables sexe, niveau d'éducation et revenu du ménage n'ont pas été statistiquement significatifs.
Dans le modèle de choix du candidat Park Geun-hye, à droite, premièrement, l'alignement partisan idéologique a eu un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,001, mais l'alignement partisan affectif n'a pas été statistiquement significatif. En termes de rapport de cotes, une augmentation d'un point du score idéologique augmente la probabilité de voter pour Park Geun-hye d'environ 1,7 fois. Deuxièmement, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, les électeurs de moins de 30 ans et les électeurs de 30 ans ont montré un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,001, et les électeurs de 40 ans ont montré un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,01. En termes de rapport de cotes, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, la probabilité que les électeurs de moins de 30 ans votent pour Park Geun-hye est réduite d'environ 78 %, celle des électeurs de 30 ans d'environ 70 %, et celle des électeurs de 40 ans d'environ 65 %. L'effet des électeurs de 50 ans n'a pas été statistiquement significatif. Troisièmement, par rapport aux électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk, les électeurs de la région de Daejeon-Chungbuk-Chungnam ont montré un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,05, et les électeurs de la région de Gwangju-Jeonbuk-Jeonnam ont montré un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,01. En termes de rapport de cotes, par rapport aux électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk, la probabilité que les électeurs de la région de Daejeon-Chungbuk-Chungnam votent pour Park Geun-hye est réduite d'environ 63 %, et la probabilité que les électeurs de la région de Gwangju-Jeonbuk-Jeonnam votent pour Park Geun-hye est réduite d'environ 74 %. L'effet des électeurs des autres régions n'a pas été statistiquement significatif. Les résultats des variables sexe, niveau d'éducation et revenu du ménage n'ont pas été statistiquement significatifs.
[Figure 5] Résultats de l'analyse de régression du modèle de choix du candidat à l'élection présidentielle sud-coréenne de 2022[22]
[La Figure 5] présente les résultats de l'analyse de régression du modèle de choix du candidat à l'élection présidentielle sud-coréenne de 2022. Dans le modèle de choix du candidat Lee Jae-myung, à gauche, premièrement, l'alignement partisan idéologique n'a pas été statistiquement significatif, et l'alignement partisan affectif a eu un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,001. En termes de rapport de cotes, une augmentation d'un point du score affectif réduit la probabilité de voter pour Lee Jae-myung d'environ 58 %. Deuxièmement, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, les électeurs de moins de 30 ans ont montré un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,05. En termes de rapport de cotes, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, la probabilité que les électeurs de moins de 30 ans votent pour Lee Jae-myung est environ 2,1 fois plus élevée. L'effet des électeurs des autres générations n'a pas été statistiquement significatif. Troisièmement, par rapport aux électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk, les électeurs de la région de Gwangju-Jeonbuk-Jeonnam ont montré un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,05, et les électeurs de la région de Gangwon-Jeju ont montré un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,01. En termes de rapport de cotes, par rapport aux électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk, la probabilité que les électeurs de la région de Gwangju-Jeonbuk-Jeonnam votent pour Lee Jae-myung est environ 3,3 fois plus élevée, et la probabilité que les électeurs de la région de Gangwon-Jeju votent pour Lee Jae-myung est environ 5,4 fois plus élevée. L'effet des électeurs des autres régions n'a pas été statistiquement significatif. Quatrièmement, le revenu du ménage a eu un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,05. En termes de rapport de cotes, une augmentation d'un point du score de revenu du ménage augmente la probabilité de voter pour Lee Jae-myung d'environ 10 %. Les résultats des variables sexe et niveau d'éducation n'ont pas été statistiquement significatifs.
Dans le modèle de choix du candidat Yoon Suk-yeol, à droite, premièrement, l'alignement partisan idéologique n'a pas été statistiquement significatif, et l'alignement partisan affectif a eu un effet positif statistiquement significatif au niveau de 0,001. En termes de rapport de cotes, une augmentation d'un point du score affectif augmente la probabilité de voter pour Yoon Suk-yeol d'environ 2,9 fois. Deuxièmement, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, les électeurs de moins de 30 ans ont montré un effet négatif statistiquement significatif au niveau de 0,001. En termes de rapport de cotes, par rapport aux électeurs de plus de 60 ans, la probabilité que les électeurs de moins de 30 ans votent pour Yoon Suk-yeol est réduite d'environ 79 %. L'effet des électeurs des autres générations n'a pas été statistiquement significatif. Troisièmement, par rapport aux électeurs de la région de Daegu-Gyeongbuk, aucun électeur d'une autre région n'a montré d'effet statistiquement significatif. Les résultats des variables sexe, niveau d'éducation et revenu du ménage n'ont pas été statistiquement significatifs.
En résumé, alors que l'alignement partisan idéologique a déterminé le choix de vote des électeurs lors de l'élection présidentielle sud-coréenne de 2012, l'alignement partisan affectif a déterminé le choix de vote des électeurs lors de l'élection présidentielle de 2022. L'ampleur de l'effet de l'alignement partisan idéologique sur le choix du candidat Moon Jae-in était de -0,508 en termes de coefficient de régression, et celle sur le choix du candidat Park Geun-hye était de 0,581, tandis que l'ampleur de l'effet de l'alignement partisan affectif sur le choix du candidat Lee Jae-myung était de -0,859 et sur le choix du candidat Yoon Suk-yeol était de 1,074. On peut constater qu'au cours des dix dernières années, non seulement l'ampleur de l'influence de l'alignement partisan sur le choix des électeurs a considérablement augmenté, mais que sa nature a également considérablement changé, passant d'un « alignement partisan-idéologique » à un « alignement partisan-affectif ».
Le fait que le centre de gravité des facteurs partisans déterminant le choix des candidats par les électeurs lors des élections présidentielles sud-coréennes se soit déplacé de l'alignement partisan idéologique à l'alignement partisan affectif a des implications profondes pour le changement qualitatif de la démocratie sud-coréenne. En effet, l'augmentation de l'intensité de l'alignement partisan affectif des électeurs est susceptible d'avoir un impact négatif sur le développement qualitatif de la démocratie sud-coréenne.
[La Figure 6] présente la corrélation entre le degré de polarisation politique et le niveau de démocratie libérale dans 38 pays membres de l'OCDE en 2021. Le premier utilise un score de « polarisation politique » qui représente l'évaluation experte de « dans quelle mesure la société est polarisée en camps politiques hostiles », allant de 0 (minimum) à 4 (maximum), et le second utilise l'« indice de démocratie libérale ».[23] L'hypothèse de cette étude, selon laquelle un faible niveau de polarisation idéologique des électeurs et un niveau élevé de polarisation affective augmentent le risque de régression démocratique en annulant les effets constructifs de la première sur la démocratie par les effets destructeurs de la seconde, s'est avérée empiriquement pertinente. Une augmentation d'un point du score de polarisation politique entraîne une diminution de 0,1 point de l'indice de démocratie libérale. En fait, à l'exception de l'Italie, parmi les pays où le score de polarisation politique a atteint 3 ou plus, le Mexique, la Colombie, la Turquie, la Pologne et la Hongrie ont connu un effondrement quasi total de la démocratie, tandis que les États-Unis et la Slovénie connaissent une régression démocratique (Boese et al., 2022).
[Figure 6] Corrélation entre la polarisation politique et la démocratie libérale dans les pays membres de l'OCDE en 2021[24]
En résumé, l'élection présidentielle de 2022, qui a confirmé que l'alignement partisan affectif avait une forte influence sur le choix de vote des électeurs, suggère que les effets de la polarisation politique seront probablement plus destructeurs que constructifs pour le développement qualitatif de la démocratie sud-coréenne à l'avenir. C'est pourquoi il faut prêter attention à l'alignement partisan des électeurs dans le cadre de l'évolution qualitative de la démocratie sud-coréenne.
4. Conclusion
Cette étude a souligné qu'il existe deux dimensions à la polarisation politique des électeurs : la polarisation idéologique et la polarisation affective, et que la première a un effet constructif sur le développement qualitatif de la démocratie, tandis que la seconde a un effet destructeur. Elle a également proposé deux approches pour appréhender la polarisation politique des électeurs : l'une en se concentrant sur l'augmentation de l'hétérogénéité entre les camps et la progression de la division partisane, et l'autre en se concentrant sur l'augmentation de l'homogénéité au sein des camps et l'approche de la polarisation politique des électeurs par l'alignement partisan.
En testant les hypothèses théoriques concernant l'impact de la polarisation politique des électeurs sur le développement démocratique et le choix de vote, en utilisant les données d'enquête sur les panels des élections présidentielles sud-coréennes de 2012 et 2022 comme objets empiriques, nous avons découvert les points suivants. Premièrement, la division idéologique et affective des électeurs sud-coréens s'est accrue au cours des dix dernières années, mais son niveau n'a pas été suffisant pour transformer la distribution du soutien aux partis politiques en une distribution bimodale. Deuxièmement, l'alignement partisan idéologique des électeurs sud-coréens s'est accru au cours des dix dernières années, mais son niveau n'a pas été suffisant pour faire disparaître le chevauchement entre les camps des électeurs soutenant les partis progressistes et ceux soutenant les partis conservateurs. L'alignement partisan affectif des électeurs sud-coréens s'est considérablement accru au cours des dix dernières années, atteignant un niveau tel qu'il a pratiquement fait disparaître le chevauchement entre les camps des électeurs soutenant les partis progressistes et ceux soutenant les partis conservateurs. La polarisation politique sud-coréenne, qui s'est accrue au cours des dix dernières années, trouve sa preuve empirique dans le phénomène de l'alignement partisan affectif.
Lors de l'élection présidentielle de 2012, l'alignement partisan idéologique a eu une forte influence sur le choix des candidats par les électeurs. Plus le niveau de corrélation entre le soutien des électeurs aux partis progressistes et leur accord avec les valeurs progressistes était élevé, plus la probabilité de voter pour les candidats des partis progressistes était élevée, et plus le niveau de corrélation entre le soutien des électeurs aux partis conservateurs et leur accord avec les valeurs conservatrices était élevé, plus la probabilité de voter pour les candidats des partis conservateurs était élevée. Lors de l'élection présidentielle de 2022, l'alignement partisan affectif a eu une forte influence sur le choix des candidats par les électeurs. Plus le niveau de corrélation entre le soutien des électeurs aux partis progressistes et leur aversion pour les partis conservateurs était élevé, plus la probabilité de voter pour les candidats des partis progressistes était élevée, et plus le niveau de corrélation entre le soutien des électeurs aux partis conservateurs et leur aversion pour les partis progressistes était élevé, plus la probabilité de voter pour les candidats des partis conservateurs était élevée. Nous avons découvert que, au cours des dix dernières années, le facteur politique déterminant le choix de vote des électeurs sud-coréens est passé de l'alignement partisan idéologique à l'alignement partisan affectif.
Les résultats de l'élection présidentielle de 2022, où l'effet de l'alignement partisan idéologique a diminué et l'effet de l'alignement partisan affectif a augmenté, suggèrent fortement la probabilité que la polarisation politique ait un impact négatif sur le développement qualitatif de la démocratie sud-coréenne. C'est pourquoi les chercheurs intéressés par le développement qualitatif de la démocratie sud-coréenne doivent continuer à prêter attention à la progression de l'alignement partisan des électeurs. ■
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Schmid, Friedrich and Axel Schmidt. 2006. “Nonparametric Estimation of the Coefficient of Overlapping: Theory and Empirical Application.” Computational Statistics and Data Analysis 50: 1583-1596.
Somer, Murat, Jennifer L. McCoy, and Russell E. Luke. 2021. “Pernicious Polarization, Autocratization and Opposition Strategies.” Democratization 28(5): 929-948.
Stavrakakis, Yannis. 2018. “Paradoxes of Polarization: Democracy’s Inherent Division and the (Anti-) Populist Challenge.” American Behavioral Scientist 62(1): 43-58.
[1] Les données utilisées ci-dessous proviennent des 1ère à 7ème vagues de l'enquête sur les panels de l'EAI pour les élections générales et présidentielles de 2012, et des 1ère et 2ème vagues de l'enquête sur les panels de l'EAI pour l'élection présidentielle de 2022. La première a été réalisée entre mars et décembre 2012, et la seconde entre janvier et mars 2022. Les données de 2012 sont fournies par le Korean Social Science Data Archive (KOSSDA) (accessible à l'adresse :https://kossda.snu.ac.kr/ consulté le 24 avril 2022).
[2] Le degré de compétitivité électorale est indiqué en inversant sa valeur.
[3] L'enquête sur les panels de l'EAI pour l'élection présidentielle a débuté en 2007, il n'est donc pas possible d'obtenir des données comparables pour l'élection présidentielle de 2002.
[4] Le coefficient de bimodality (BC) est calculé comme suit.
où s représente l'asymétrie (skewness) de la distribution, k l'excès d'aplatissement (excess kurtosis), et n la taille de l'échantillon (Freeman and Dale, 2013).
[5] Division partisane idéologique : 0 représente le plein accord avec les valeurs progressistes, 10 le plein accord avec les valeurs conservatrices. Division partisane affective : le score affectif partisan, obtenu en soustrayant le score d'affinité pour les partis progressistes (0-10) du score d'affinité pour les partis conservateurs (0-10) (-10 à 10), a été transformé en une échelle de 0 à 10. 0 représente le maximum d'aversion pour les partis conservateurs, et 10 le maximum d'aversion pour les partis progressistes.
[6] La source est la même que celle de la [Figure 2].
[7] « Sans affiliation partisane » : désigne les électeurs qui correspondent à « aucun parti soutenu (enquête de 2012) » ou « aucun parti préféré (enquête de 2022) ».
[8] Aux États-Unis, compte tenu du fait que le pourcentage d'électeurs démocrates, républicains et sans affiliation partisane était respectivement de 46 %, 39 %, 14 % en 2012, 46 %, 39 %, 15 % en 2016, et 46 %, 42 %, 12 % en 2020, on peut constater que la proportion d'électeurs sud-coréens sans affiliation partisane est relativement importante (American National Election Studies.https://electionstudies.org/resources/anes-guide/top-tables/?id=22 Date d'accès : 24 avril 2022).
[9] Le coefficient de chevauchement (OC) est calculé comme suit.
f(x) représente la distribution idéologique ou émotionnelle des partisans du parti conservateur, et d(x) représente la distribution idéologique ou émotionnelle des partisans du parti progressiste (Schmid et Schmidt, 2006).
[10] La source est la même que celle du [Tableau 4].
[11] La source est la même que celle de la [Figure 2].
[12] La source est la même que celle du [Tableau 4]. Les critères de classification sont les suivants : Tendance progressiste : électeurs dont le score de « tendance idéologique » est compris entre 0 et 4 inclus ; Tendance centriste : électeurs dont le score de « tendance idéologique » est 5 ; Tendance conservatrice : électeurs dont le score de « tendance idéologique » est compris entre 6 et 10 inclus. Aversion conservatrice : électeurs dont le score d'affectivité partisan est compris entre -10 et -4 inclus ; Affectivité neutre : électeurs dont le score d'affectivité partisan est compris entre -3 et 3 inclus ; Aversion progressiste : électeurs dont le score d'affectivité partisan est compris entre 4 et 10 inclus.
[13] Question 1 de la 7e enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et question 2 de la 2e enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/ (Date d'accès : 24 avril 2022).
[14] Question de fond 1 de la 7e enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et question de fond 6 de la 2e enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/(Date d'accès : 24 avril 2022).
[15] Questions 6-1-3 et 6-1-4 de la 7e enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et questions 9-1 et 9-2 de la 2e enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/(Date d'accès : 24 avril 2022).
[16] Question de fond 1 de la 1re enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et question de fond 3 de la 1re enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/ (Date d'accès : 24 avril 2022).
[17] Question de fond 3 de la 1re enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et question de fond 1 de la 1re enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/ (Date d'accès : 24 avril 2022).
[18] Question de fond 1 de la 1re enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et résultat du jugement de genre de la 1re enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/ (Date d'accès : 24 avril 2022).
[19] Question de fond 6 de la 1re enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et question de fond 5 de la 1re enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/ (Date d'accès : 24 avril 2022).
[20] Question de fond 11 de la 1re enquête sur le panel des élections générales et présidentielles de 2012 de l'East Asia Institute et question de fond 7 de la 1re enquête sur le panel présidentiel de 2022 de l'East Asia Institute. Données de 2012.https://kossda.snu.ac.kr/ (Date d'accès : 24 avril 2022).
[21] Nombre d'observations : 1 122, log-vraisemblance du modèle de choix du candidat Moon Jae-in : -414,04, log-vraisemblance du modèle de choix du candidat Park Geun-hye : -406,87.
[22] Nombre d'observations : 916, log-vraisemblance du modèle de choix du candidat Lee Jae-myung : -300,38, log-vraisemblance du modèle de choix du candidat Yoon Suk-yeol : -296,06.
[23] V-Dem dataset version 12 (https://www.v-dem.net/vdemds.html Date d'accès : 24 avril 2022).
[24] V-Dem dataset version 12 (https://www.v-dem.net/vdemds.htmlDate d'accès : 24 avril 2022). La ligne continue représente la ligne de régression et la zone ombrée représente l'intervalle de confiance à 95%.
■ Auteur : Kim Jeong_Professeur agrégé à l'Université de Corée du Nord. Docteur en sciences politiques de l'Université de Yale. Professeur invité à la Graduate School of International Studies de l'Université Yonsei, coordinateur régional du Réseau de recherche sur la démocratie en Asie, et membre du comité consultatif politique du ministère de la Défense et de l'Agence de renseignement de la défense. A été chercheur invité au Département d'études culturelles intégrées de l'Université de Tokyo, chercheur principal à l'Institut d'études de l'Asie de l'Est et chercheur principal à l'Institut d'études d'Extrême-Orient de l'Université Kyungnam. S'intéresse aux domaines de recherche tels que les systèmes politiques comparés, l'économie politique comparée, les relations intercoréennes et les relations internationales en Asie de l'Est. A publié des articles tels que « South Korean Democratization: A Comparative Empirical Appraisal » (2018), « La capacité de production législative d'un État démocratique constitutionnel : le cas du gouvernement de branche en Corée » (2020), « Un parlement qui travaille, un parlement qui parle, un parlement qui s'oppose : les résultats macroscopiques et les fondements microscopiques de l'incertitude parlementaire » (2020), « Conditions de succès des politiques de réponse à la COVID-19 : une étude comparative du cas coréen » (2021), « L'échec de la constitution, l'échec du pouvoir judiciaire, l'échec du président : exercez un leadership pour rétablir le pouvoir judiciaire » (2022).
■ Responsable et éditeur : Jeon Ju-hyeon _Chercheur EAI
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*Ce texte est une traduction par IA d'un original rédigé en coréen. Certaines traductions ou nuances peuvent être inexactes.