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Briefing sur l'opinion publique n°22 : La politique chinoise envers le Tibet

Catégorie
Commentaire et Note d'Analyse
Publié le
18 mars 2008
Projets associés
La Croissance Future de la Chine et la Construction d'une Nouvelle Civilisation Asie-Pacifique

Enquête dans 6 pays sur l'indépendance du Tibet

Les Sud-Coréens les plus critiques (84%) envers la politique chinoise envers le Tibet

□ « La Chine devrait autoriser l'indépendance du Tibet » : France (75%), États-Unis (74%), Royaume-Uni (63%) en ordre

□ Opinions divergentes dans 3 pays asiatiques : Corée du Sud (84%), Indonésie (54%), seulement 37% en Inde, ne dépassant pas la majorité

Le fondement de la politique étrangère chinoise est le « développement pacifique », c'est-à-dire une stratégie visant à devenir une puissance mondiale sans menacer les pays voisins. Cette approche a été relativement réussie, comme le montrent les résultats d'une enquête menée en 2007 par l'EAI auprès de 27 pays sur les enjeux internationaux, où le pourcentage de personnes considérant positivement le rôle de la Chine dans la communauté internationale (42%) était le deuxième plus élevé, juste derrière le Japon (54%). La Chine bénéficie d'une perception favorable dans la communauté internationale, comparativement aux États-Unis (30%), qui mènent l'ordre mondial actuel, et à l'Inde (37%), qui est en plein essor [Figure 1].

Pour la Chine, la question du Tibet est une question sensible. La politique chinoise actuelle envers le Tibet, qui réprime de manière autoritaire les demandes d'indépendance tibétaine, est considérée comme détériorant l'image de la Chine dans la communauté internationale.

En effet, une enquête internationale sur la perception des droits de l'homme menée en 2008 auprès de 22 pays, organisée par l'institut d'opinion publique mondial World Public Opinion (WPO) et à laquelle ont participé l'East Asia Institute (directeur : Lee Sook-jong, professeur à l'Université Sungkyunkwan) et le journal Kyunghyang Shinmun, le confirme aisément. Dans les 6 pays interrogés, à l'exception de l'Inde, les 5 autres pays se sont montrés critiques à l'égard de la politique chinoise envers le Tibet, qui n'autorise pas l'autonomie du Tibet et empêche le retour du Dalaï-lama.

Aux États-Unis, pays occidental participant à l'enquête, 74% des citoyens estiment que la Chine devrait autoriser l'indépendance du Tibet et le retour du Dalaï-lama, tandis que 75% des citoyens français partagent cette opinion. Au Royaume-Uni, 65% des citoyens étaient d'accord. En revanche, les trois pays asiatiques interrogés montrent des divergences d'opinions.

En Corée du Sud, 84% des personnes interrogées estiment que la Chine devrait autoriser l'autonomie du Tibet et le retour du Dalaï-lama, ce qui représente l'opinion la plus critique à l'égard du gouvernement chinois parmi tous les pays enquêtés. En Indonésie, le pourcentage était légèrement supérieur à la majorité, à 54%. En Inde, 37% des citoyens estiment que la Chine devrait autoriser l'autonomie du Tibet et le retour du Dalaï-lama, tandis que 33% soutiennent la position du gouvernement chinois qui s'oppose à l'indépendance du Tibet, créant un équilibre. Les 30% restants n'ont pas exprimé d'opinion.

Il est également à noter que, dans chaque pays, plus le niveau d'éducation est élevé, plus les intellectuels ont tendance à être critiques envers la politique chinoise envers le Tibet. Rien qu'en Corée du Sud, 66% des personnes ayant un niveau d'études inférieur au collège sont critiques envers la politique chinoise, tandis que 78% des diplômés du lycée et 88% des personnes ayant un diplôme universitaire ou supérieur sont critiques envers la politique actuelle de la Chine envers le Tibet. Le fait que les leaders d'opinion dans chaque pays soient critiques envers la politique chinoise envers le Tibet peut être d'autant plus déconcertant pour la Chine.

Cette enquête, menée du 18 janvier au 29 février 2008 auprès de 4 774 personnes dans 6 pays, suggère que la critique internationale envers la Chine s'est probablement accrue suite à la diffusion par les médias étrangers de la répression sévère actuellement exercée par le gouvernement chinois au Tibet. Le Dr Steven Kull, directeur de World Public Opinion, qui a supervisé cette enquête, a analysé : « En raison des violences récentes en Chine, la Chine sera confrontée à de plus grandes critiques de la part de la communauté internationale. »

[Figure 1] Évaluation du rôle international de 27 pays majeurs en 2007

[Figure 2] « La Chine devrait autoriser l'autonomie du Tibet et le retour du Dalaï-lama »

*Ce texte est une traduction par IA d'un original rédigé en coréen. Certaines traductions ou nuances peuvent être inexactes.

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