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[ADRN Working Paper] Sri Lanka : Deux voies vers l’indépendance judiciaire
Note de l’éditeur
L’indépendance judiciaire, tant en termes de séparation institutionnelle des tribunaux d’avec le pouvoir législatif et exécutif, que de la capacité du pouvoir judiciaire à arbitrer les conflits et à protéger les droits humains, est essentielle à la bonne administration de la justice. Pourtant, malgré l’existence de garanties institutionnelles qui tentent d’assurer une telle indépendance, de nombreux problèmes structurels continuent de saper l’intégrité et l’autorité du système judiciaire srilankais. L’équipe juridique de Verité Research souligne les influences politiques dans la nomination, la promotion et la révocation des juges, ainsi que les défis à l’indépendance financière des tribunaux comme des lacunes du cadre de l’indépendance judiciaire au Sri Lanka. Ceci, en plus des inefficacités générales du système judiciaire et de l’érosion de la confiance du public, a conduit le système judiciaire srilankais à ne pas remplir son devoir de défendre les valeurs démocratiques et de protéger les droits individuels. Verité Research conclut en exposant les mesures qui pourraient améliorer l’indépendance judiciaire, telles que l’instauration de processus plus transparents de nomination, de promotion et de révocation des juges, et la résolution du manque actuel de responsabilité publique.
※ Ce qui suit est un extrait. Veuillez consulter le fichier ci-joint en haut pour le texte intégral.
L’indépendance judiciaire peut être simplement comprise comme le pouvoir judiciaire administrant la justice séparément des autres branches du gouvernement. Pour atteindre cet objectif, des arrangements institutionnels et opérationnels, tels que (i) les procédures et qualifications pour la nomination des juges ; (ii) la sécurité de l’emploi jusqu’à l’âge de la retraite obligatoire ou l’expiration du mandat ; (iii) les conditions régissant la promotion, le transfert, la suspension et la cessation des fonctions des juges ; et (iv) la sécurité financière des juges et des institutions judiciaires ; sont garantis (UNHRC 1985).
Avec l’évolution des valeurs démocratiques, le pouvoir judiciaire a assumé un rôle plus large en tant qu’institution clé qui sert de gardienne du pouvoir public et de protectrice de la souveraineté du peuple. Ainsi, le pouvoir judiciaire est censé protéger les droits humains et fonctionner comme le seul médiateur entre les intérêts conflictuels (Swart 2019). Par conséquent, des devoirs positifs et négatifs incombent aux acteurs politiques et non politiques pour respecter et promouvoir l’indépendance et l’intégrité judiciaires.
Ce document de travail examine le système judiciaire srilankais à travers le prisme de l’indépendance judiciaire. Ce document est divisé en cinq sections. Premièrement, il présente la structure judiciaire du Sri Lanka. Deuxièmement, il explore les mesures institutionnelles et opérationnelles actuelles pour protéger l’indépendance judiciaire. Troisièmement, il analyse les défis à l’indépendance judiciaire au Sri Lanka et leurs conséquences. Quatrièmement, il rend compte brièvement de la performance judiciaire du Sri Lanka dans la promotion des valeurs démocratiques et des droits fondamentaux. Enfin, il identifie les domaines d’amélioration des lois et institutions existantes dans le but de renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire.
1. Aperçu de la structure judiciaire au Sri Lanka
Le Sri Lanka a un système juridique mixte comprenant le droit romano-néerlandais (RDL), le droit commun anglais et les lois personnelles. L’administration de la justice est assurée par un système contradictoire. La structure judiciaire actuelle est la suivante :
i. Cours d’appel, comprenant la Cour suprême (SC), la Cour d’appel (CA) et les Hautes Cours provinciales, qui sont établies en vertu de la Constitution.
Cours de première instance, y compris les Hautes Cours, les Tribunaux de district et les Tribunaux de magistrat, qui sont établis par la loi sur la judicature, n° 2 de 1978.
La SC est la plus haute et la dernière cour de juridiction d’appel civile et pénale au Sri Lanka. La SC détient également la compétence exclusive et unique en matière d’interprétation constitutionnelle, de détermination de la constitutionnalité des projets de loi, de protection des droits fondamentaux, de questions relatives aux élections présidentielles et de violation des privilèges parlementaires.
La CA a la compétence d’appel pour corriger toutes les erreurs de fait ou de droit commises par la Haute Cour ou par toute Cour de première instance. La CA a également compétence pour délivrer des ordonnances et des injonctions contre les actions administratives.
Les Hautes Cours exercent une compétence pénale d’origine pour entendre, juger et déterminer une infraction commise en tout ou en partie au Sri Lanka. Les Hautes Cours ont également l’autorité de juger les demandes d’habeas corpus.
Les tribunaux de magistrat exercent une compétence pénale d’origine et les tribunaux de district exercent une compétence civile d’origine.
Outre les tribunaux susmentionnés, d’autres tribunaux exercent des fonctions de nature quasi judiciaire. Il s’agit notamment des conseils de Quazis et des tribunaux du travail. Leurs décisions sont sujettes à un contrôle judiciaire par les cours d’appel par voie de mandats ou d’appels.
■ Verité Research vise à être un leader dans la fourniture d’informations et d’analyses pour les négociations et l’élaboration de politiques en Asie, tout en promouvant le dialogue et l’éducation pour le développement social dans la région. Le cabinet contribue activement à la recherche et au dialogue dans les domaines de l’économie, de la sociologie, de la politique, du droit et des médias, et fournit des services de collecte de données, de vérification d’informations, d’élaboration de stratégies et d’analyse de décisions.
■ Responsable et éditeur : Jeon Ju-hyun Chercheur à l’EAI
Contact : 02 2277 1683 (poste 204) | jhjun@eai.or.kr
*Ce texte est une traduction par IA d'un original rédigé en coréen. Certaines traductions ou nuances peuvent être inexactes.